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OUF !
Permettez-moi monsieur David de vous demander d'arrêter de dire des conneries aussi abjectes que le discours de ceux et celles (des multinationales et autres « dilapideurs » du genre) qui ont la mainmise sur les ressources naturelles du Québec. Il est vrai que dans toute société qu'on gaspille et que ce gaspillage a un impact énorme sur l'environnement détruisant à jamais les échos systèmes. À cet égard la démonstration n'est plus à faire.
Le Québec de la Révolution tranquille était conscient de ses richesses naturelles et il aspirait à pouvoir les gérer de façon juste, équitable et automne. L'Indépendance du Québec devait avoir comme pilier le pouvoir de légiférer ce qui, forcément, présageait des jours meilleurs pour tous. Hélas, nous sommes loin d'avoir la coupe aux lèvres.
Lorsque vous dites monsieur David, que « la CSN, les fédérations étudiantes et Québec solidaire,(sont) unis dans une indignation commune. » il ne faudrait les voir comme étant des irritants, car avec eux il y a encore espoir de ne pas voir toutes nos ressources naturelles disparaître comme neige au soleil. Oui, le Québec est riche et sa richesse ne lui sert peu comparé à ce qu'elle pourrait lui servir.
Et lorsque vous dites, monsieur David, « qu'il existe au Québec une «culture de la gratuité» qui conduit inévitablement à l'inefficacité et au gaspillage » il faudrait comparer le gaspillage des pauvres avec celui des exploitants des ressources naturelles.
Vous dites : « Certes, il est loisible pour une société de faire des choix qui constituent une entorse au principe de l'utilisateur-payeur, mais cela ne signifie pas le moindre coût pour tous tout le temps. » mais il faut se rappeler que cette entorse ne bénéficiera nullement de façon équitable et juste à tout le monde.
Pourquoi les ressources naturelles dont les profits vont à une poignée de multinationales ne seraient pas exploitées par l'État québécois ? Non, n'allons pas croire que c'est du communiste ou du socialiste ou toute autre « iste » qui résonnent comme ceux des dictatures d'antan. Soyons clair, si d'autres savent exploiter et tirer profit des ressources naturelles du Québec, pourquoi les cerveaux des membres de tous les gouvernements élus depuis la Révolution tranquille ne sont pas aussi futé que ceux des exploitants capitaliste et sans merci ?
C'est au peuple québécois de décider qui sera l'utilisateur-payeur. Donnons-lui la chance de décider et il aura sa part du gâteau ! En attendant, il est à espérer que les chroniqueurs et toutes hautes voix médiatiques sachent faire la différence entre un voleur et gaspilleur et celui qui se fait voler pour gaspilles ce qu'il a de plus précieux, son environnement, ses échos systèmes et l'ensemble de ses ressources naturelles. Et, pour conclure, le jour où un député à l'Assemblé nationale osera exiger que le profit des ressources naturelles du Québec soit remis au peuple, il aura certainement recréé un pont entre l'idéologie de la Révolution tranquille et l'espoir d'un Québec indépendant gestionnaire responsable et non criminel de ses ressources naturelles.
Clarence-Edgar Comeau,
Montréal
