Vos réactions
Dans quelle sorte de monde voulons-nous vivre?
C'est ce que l'on pourrait souhaiter de mieux!
Et étrangement, comme ce serait ce qu'il y a de mieux qu'il aille s'empoussiérer sur une tablette oubliée, eh! bien! n'y comptez pas trop!
Non ce rapport n'est en fait que la pointe de l'iceberg du pire.
C'est un document honteux d'injustice sociale, une pelle mécanique pour creuser le fossé, déjà creux, entre les très riches, et les pauvres qui deviennent de plus en plus pauvre.
Aujoud'hui, on ne peut plus parler des riches, ils sont trop près de la (jadis) classe moyenne, de nos jours, nous devons parler des «très riches». La classe "moyenne" fond sous l'économie néolibérale comme neige au soleil.
Est-ce vraiment une "étude" que ce "Groupe de travail" nous présente sur la tarification des services publics?
À mon sens, c'est une sorte de document de propagande néolibérale pour poursuivre le carnage économique au profit de ceux qui n'en n'ont jamais, mais jamais, assez.
Le partage, l'équité, la justice sociale, ne semblent plus de ce monde.
M. Sansfaçon dit:
«cette question de taxes ou de tarifs est bien plus complexe que ce que la logique économique laisse croire».
En effet, comme bien des choses, cette question est à la fois bien plus complexe que l'écorce qu'on nous présente et son effet est d'une simplicité déconcertante à comprendre.
La complexité réside dans la mise en lumière de cette honteuse fourberie. Se camouflant derrière le bel habit de l'expertise, et employant des formules incroyablement "osées", comme: «Les bas tarifs profitent en premier lieu aux plus nantis.».
Lorsqu'on lit une telle phrase, on y revient deux fois, on se dit: "Aie-je bien lu?"
Il faut avouer que c'est toute une prouesse de logique démagogique pour parvenir à démontrer une telle absurdité.
Le but de cette démarche, dont ce rapport n'est qu'un élément parmi d'autres, est de justifier la baisse des impôts. Ce rapport devrait s'appeler: "Faisons payer les pauvres", car, en fait, c'est ce qu'il propose clairement.
Les pauvres ne paient pas un sou d'impôt. Non pas parce qu'ils ont des trucs pour échapper au Fisc, mais, tout simplement, parce que sans revenu, ils n'ont tout simplement pas les moyens de payer.
On aurait aussi pu appeler ce document qui n'a rien de "l'étude": "Comment nous pouvons nous soustraire à l'impôt". Bien entendu, le "nous", concerne ceux qui ont écrit "l'étude" et qui représentent leurs amis du même acabit, c'est-à-dire, ceux qui peuvent payer sans s'éreinter, sans même s'en apercevoir, en d'autres mots, les riches. Ben oui, "les riches".
Il faut bien appeler un chat, un chat et un riche, un riche, même si ça sonne un peu gogauche (néologisme pour ridiculiser ceux qui ont une conscience sociale).
La simili "étude" produite par ce groupe de travail douteux est vicieuse parce qu'elle fait l'inventaire d'un certain nombre de programmes importants financés à la fois par les impôts et par les tarifs et elle impose par une logique tordue, des conclusions néolibérales qui se résument à dire: faisons payer les pauvres pour leur utilisation (ils verront bien qu'ils n'ont pas les moyens) et cessons de payer pour eux avec ces maudits impôts. Les riches en ont ras le bol de payer pour le maudit pauvre. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer leurs impôts, non, pour eux, c'est une question de principe. Il n'y a rien qui fait plus chier les riches que de devoir payer des impôts, c'est-à-dire dépenser pour les autres!
Ce rapport nous fait noter la haute (sic) conscience sociale du néolibéralisme!
Moi, je serais gêné de présenter un tel document! Eux, pas du tout, ils en sont fiers!
Le monde est-il rendu si bas? Si insensible à la pauvreté et à la misère?
Ah! Bien sûr, ici, la pauvreté n'existe pas. Il n'y a que les trous-de-cul qui profitent du trop généreux système dont on n'a plus les moyens de se payer. Les B.S. chroniques!
Il est bien intéressant de lire, côte à côte, cette autre "étude" (portant peut-être mieux son nom celle-là) de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM.
Hier, M. Max Rougeon nous invitait à consulter ce résumé que Le Devoir en faisait, le 5 mars dernier:
"Près de la moitié des sociétés publiques paient moins de 20 % d'impôt"
http://www.ledevoir.com/2008/03/05/178951.html?fe=3306&fp=214994&fr=71293
«cette question de taxes ou de tarifs est bien plus complexe que ce que la logique économique laisse croire» en effet!
Le titre de l'article de M. Sansfaçon résume en deux mots le rapport Montmarquette.
Tarifs ou impôts!
Je n'ose mettre le "?" parce qu'il me semble honteusement évident que de se poser une telle question est faire preuve d'insociabilité.
Lorsqu'on parle de payer de l'impôt, on parle de gens qui ont les moyens et surtout "le devoir" de le faire.
Lorsqu'on parle de payer des tarifs, on comprend facilement que ça veut dire que l'on prive une partie de la population de services auxquelles tous devraient pouvoir profiter. Et je crois, que les pauvres, bien plus que les riches, sont très conscients du gaspillage et de l'environnement. Donc, que l'on ne vienne pas nous faire chier avec le gaspillage des pauvres.
Les étiquettes
Les "lucides"! Quelle étiquette frauduleuse.
C'est comme ceux qui ont dénaturé le mot démocratie.
Les dits lucides, endorment pour mieux sévir. Il est temps que leurs beaux habits de l'expertise (sic), leur beaux mots somnifères et leur logique démagogique, n'est plus d'emprise sur la saine réflexion.
Il est temps que tous nous nous ouvrions les yeux même si on s'acharne à nous les fermer.
Dans quelle sorte de monde voulons-nous vivre?
Avis aux électeurs.
Serge Charbonneau
Québec
