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L'enfant en difficulté..et l'autre?

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Mme Raphaella Robitaille
Envoyé Le samedi 12 avril 2008 19:00



J'ai quitté l'enseignement, c'était encore beau!A lire votre propos qui décrit je pense assez bien la réalité, je trouve courageux ceux qui restent...et je me dis qu'il faut avoir vraiment la vocation pour continuer dans ce capharnaüm. L'amour des enfants ne règle pas tout.C'est épuisant de jouer les psy, la maman,le travailleur social,et s'il reste du temps et de l'énergie, l'enseignant...
La planète est dérangée,les humains aussi.Dire que la majorité devient la minorité en parlant des enfants doués et dans la moyenne, cela m'attriste au plus au point.Cette nouvelle minorité est oubliée et attend après les autres,perd son temps alors qu'elle pourrait prendre le train rapide.Il y a aussi danger de décrochage pour cette catégorie d'enfants qui ne trouve plus d'intérêt et de défi à l'école.On parle toujours des enfants en difficulté et on n'applique toujours pas les recommandations proposées.Il ne suffit plus de débloquer des millions,il faut je pense requestionner la mission de l'école. On ne peut pas tout faire... Transmettre des connaissances et une culture à nos enfants, leur apprendre l'histoire et les valeurs de base d'une société juste et ouverte sur le monde, voilà un beau programme! Refaire la société et supppléer constamment aux manques c'est toute une tâche...c'est giganntesque, on ne pas remplacer la famille,et réparer le tissu social déchiré... Vouloir à tout prix l'inclusion risque l'exclusion pour les autres.A bien y penser,l'école n'est plus ce lieu ou l'on se sent à l'aise d'apprendre avec plaisir, c'est devenu un endroit plus ou moins confortable.
L'école est-elle le reflet de notre société, un peu désorganisée,mêlée,insécure à la recherche d'une solution miracle pour tenter de satisfaire tout le monde? Une salle d'urgence ou chacun espère avoir son tour et être soigné le mieux et le plus vite possible.Est-ce qu'on aime encore aller à l'école? J'espère que oui malgré tout!Il n'y a pas que des problèmes, j'ose croire qu'il y a aussi des solutions et des remèdes... Raphaëlla Robitaille

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