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Les risques d'un olympisme de compromission.
Après qu'on ait vu les scènes disgracieuses des «forces de frappes» londoniennes; après qu'on ait confiné la flamme olympique dans un autocar parisien; après qu'on ait dû faire voyager la torche de l'équivocité dans le secret parcours des ruelles de l'indifférence de San Francisco, le président Jacques Rogge se dit béatement soulagé, alors que le phénomène de l'ire que soulève ce flambeau de tous les dépassements, devenu le «lance-flammes» symbolique du totalitarisme chinois et de l'autorité suprême du CIO, fait des Jeux de Pékin, le déploiement mondial de la plus crasse des hégémonies du césarisme contemporain.
Se dire soulagé et niaisement heureux d'un vaudeville d'une telle ampleur, frôle l'inconscience et l'impéritie, l'arrogance et l'ineptie. Il ne manque plus que l'on dénomme les athlètes, alors qu'en plus, Jacques Rogge, à quatre mois des jeux «Made in China», conscrit d'avance et soumet au bâillon de sa pontificale prépotence présidentielle, une presse internationale qu'il cuisine sous les couvercles de ses interdictions, faussement et vicieusement ficelées à une certaine propagande de son choix ou au «Bashing against China», cette interdiction qui leur est imposée de «MONTRER LA RÉALITÉ ET DE DIRE LA VÉRITÉ». En somme, Jacques Rogge traduit ses craintes par des diktats apeurant et cherchant à impressionner. C'est manifestement un bien particulier mépris et un très singulier affront à la pureté et à dignité, à la noblesse, à l'honneur et à la gloire de l'olympisme ainsi qu'à l'indépendance des médias, que de tenter ainsi de les empêcher de photographier la lèpre dégoûtante des effets pervers d'une dictature tortionnaire et sanguinaire que le président Jintao, le premier ministre Jiabao et leurs bourreaux commissaires font subir à leurs commettants, sans droits ni libertés, dans les cachots du terrorisme quotidien chinois, alors que ces mêmes poussas jouent du bâton et de la baïonnette contre les tibétains qu'ils acculent à la Muraille de leur tyrannique potentat, alors qu'ils fournissent des armes au Darfour, alors qu'ils menottent les leurs aux emmurements d'une dictature déchaînée, en tout point semblable aux «poutines dégueulasses et infectes» qui sont au menu quotidien de certaines autres capitales des dictatures et monopoles qui suivent le cours d'une mondialisation déshumanisante et carburant aux bâtardises de la barbarie.
«Chaque fois, ça recommence. Tous les quatre ans, NOUS étalons nos divisions, nos rancoeurs, nos haines profondes, au vu et au su du monde entier», écrit Lise Payette, utilisant probablement le «NOUS» inclusif de son doctrinaire péquisme. Pour tous ceux et pour toutes celles qui sont doués du moindre sens critique, il est évidemment choquant de constater jusqu'où peut aller le cirque olympique, cette confrérie dont les pachas et goujats se disputent les faveurs et s'arrachent les retombées économiques qui se chiffrent par centaines de millions. En plus, c'est un gros tripot où des pots-de-vin et des «enveloppes brunes» de considérations ultérieures et gracieusetés réciproques donnent lieux et espaces à un échangisme clandestin de pactole (pétrole) sans frontière. Les JO 2008 sont effectivement une commandite scandaleuse «de divisions, de rancoeurs, de haines profondes». Par contre, la très grande majorité des Québécois critiques et lucides, auraient plutôt apprécié que des milliers d'auteurs crédibles, c'est-à-dire «qui ont tout tenté pour faire tomber les murailles des divisions, pour éliminer les palissades des rancoeurs et démolir les rideaux de fer des haines qui divisent les Québécois», signent «LES GUERRES OLYMPIQUES»!
Gerry Pagé
Ville de Québec
