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D'autres cultures à abattre, en priorité.
Dès que les RATTRAPAGES, impliquant des grosses piastres, ciblent les BIEN NANTIS, autrement appelés LES PLEINS, lesdits RATTRAPAGES, normalement justifiés par l'équité et la justice distributive, sont immédiatement qualifiés de BRUTAUX. N'avez-vous donc pas remarqué que c'est instantané? Ce sont LES PLEINS que le principe UTILISATEUR=PAYEUR doit rattraper, puisque plus de 40% des Québécois ne payent pas d'impôts! D'ailleurs, au rythme où va la déchéance sociale et les dégringolades des classes moyennes, des retraités désindexés et des aînés prestataires de la maltraitance, c'est possiblement en moins d'une décennie et demie que 51% des Québécois ne payeront pas d'impôts et que cette nouvelle balance du pouvoir surprendra et confrontera nombre de potentats exclusifs si intimement liés aux obligeances des «gangs de rues» politiques. J'ose espére que ceux et celles qui ont amené le Québec dans ce cul-de-sac tiers-mondiste, ne s'imaginent pas s'en sauver sur les rails de l'immunité ou fuir sur les ailes de l'impunité... ... ...
Par ailleurs, ce docte rapport «compteur du plein» et «comptable du vide», porté au compte des contribuables $$$, au nom de la CULTURE DE L'IRRESPONSABILITÉ libérale, conclue au principe utilisateur=payeur. Quand on connaît toutes les acrobaties fiscales et contorsions comptables dont sont capables les escortes fiscalistes des bien nantis; quand on sait à quel point les dépenses des pachas sont pratiquement toutes comptabilisés sous les abris fiscaux auxquels ils ont libertin accès, la seule évocation du principe UTILISATEURI=PAYEUR devient de l'humour très noir, pour ne pas dire une grosse farce plate. Ledit rapport, si comptable, si économiste, si Facal et Montmarquette soit-il, a eu un culot à l'égal du gouvernement sans culotte de Jean Charest. D'une part, Montmarquette semble bien intentionné et vouloir se ranger du côté d'un certain rationalisme, aux qualités pédagogiques inconstestables, mais auquel je préfère la lucidité terre-à-terre de Lucien Bouchard. Par contre, quand l'ex ministre Facal, pompeux comme pas un, joue à la Mère Theresa et s'aventure dans un plaidoyer en faveur de la protection des démunis, ça provoque le grotesque et convoque l'incrédibilité autant que l'irrecevabilité. Ce docte sociologue de Paris-Sorbonne, ex-ministre et ex-président du Conseil du Trésor du Québec, aurait mieux fait de passer une loi contrant systématiquement la croissance galopante de la pauvreté au Québec et affirmant les droits fondamentaux des Québécois démunis et laissés pour compte, dans les ghettos du paupérisme institutionnalisé, que de s'empresser à formuler et à faire passer la loi 99, sur l'exercice des droits fondamentaux et des prérogatives de son parti sécessionniste d'un État dit Québec, issu de son imaginaire séparatisme à tout prix, ne profitant qu'aux Souverains ainsi qu'aux quelques républicains laquais de leur cour.
Dans l'ordre et avant que ne soit rognée la CULTURE très improprement timbrée et très vicieusement libellée «DE LA GRATUITÉ», ne faudrait-il pas plutôt et au plus tôt, s'attaquer à la CULTURE DES FATUITÉS & DES VANITÉS, cette culture (des plus agraire) des poussas légumineux et légumineuses d'une champêtre gouvernance provinciale des plus rétro?
Ne faudrait-il pas boycotter systématiquement la CULTURE DES PROXIMITÉS et de leurs cortèges de gracieusetés et de gratuités qui favorisent et profitent si largement aux richards médecins spécialistes, aux magnats de la magistrature, aux goujats de la pharmacologie et autres poussas branchés aux lobbys de la CULTURE DES MITOYENNETÉS?
Ne faudrait-il pas mettre fin à la CULTURE DES COMMUNAUTÉS patronales, corporatives, syndicales et autres, qui ont débordé de leurs lits, pour finalement envahir un Québec maintenant inondé d'endettements et pour acculer son économie et son équilibre social aux abords d'une faillite qui étouffe tous les projets de société?
Ne faudrait-il pas mettre un point (KO) final à la CULTURE DE L'IMMUNITÉ ET L'IMPUNITÉ dite CULTURE DE LA PERVERSITÉ, dont se gavent les accros dépensiers qui dilapident les $TAS$ de l'ÉTAT québécois, qui gouvernent à grands coups d'orgies anémiantes, qui «pètent au-dessus du trou» et qui obligent les gouvernés nauséeux, à en gérer les odeurs, sans mot dire?
Ne faudrait-il pas verrouiller à double tour la CULTURE DES COMPLICITÉS, avalisant les LIBÉRALITÉS et cautionnant les BONTÉS qu'empochent les Commissionnaires et Thuriféraires qui s'adonnent à la fabrication des tablettés produits de la futilité et de l'inanité, de l'inefficacité et de l'inutilité, fabrications et co-fabrications TRÈS GRASSEMENT ET SCANDALEUSEMENT RÉMUNÉRÉES, quand elles sont mises en lien avec leur opportunité, l'à-propos de leur dictée et la réalité de leur aboutissement?
C'est pour quand un SOMMET,sans clôtures ni murailles, sans gazes, ni chiens, un SOMMET DE LA CITOYENNETÉ et un AGENDA BUDGÉTISÉ DES PRIORITÉS CITOYENNES OBLIGÉES?
Gerry Pagé
Ville de Québec
