Une dirigeante de la GRC est accusée d'outrage au parlement

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La Presse canadienne
Édition du vendredi 11 avril 2008

Mots clés : Chambre des communes, GRC, Justice, Canada (Pays)

Ottawa -- La Chambre des communes estime qu'une haute dirigeante de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a commis un outrage au Parlement lors de son témoignage concernant les problèmes qui affligeaient le fonds de retraite du corps policier.

Le vote concernant le témoignage de la commissaire adjointe Barbara George est survenu vers 10h, hier matin, et l'issue a reçu l'appui des leaders parlementaires des quatre partis, a indiqué le député libéral Shawn Murphy.

Les conséquences pour Mme George sont nébuleuses, mais en théorie elle s'expose à des sanctions allant d'une amende à une peine de prison.

M. Murphy, qui préside le Comité des comptes publics de la Chambre des communes, affirme cependant qu'il est hors de question d'envoyer Mme George en prison. Il présente plutôt le résultat du vote comme une illustration de leur «mécontentement».

Une porte-parole de la GRC, Pat Flood, a dit que le commissaire William Elliott analysait la situation avant de décider de la procédure à suivre.

«Nous prenons le rapport sur l'incident et le geste de la Chambre des communes très au sérieux, a-t-elle assuré. C'est une situation sans précédent dans l'histoire de l'organisation.»

Ni Barbara George ni son avocat n'ont commenté l'affaire.

L'ancien commissaire à la vie privée du Canada, George Radwanski, était auparavant la dernière personne à avoir été reconnue coupable d'outrage au Parlement. Il avait présenté en 2003 un témoignage trompeur au Comité des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires.

Le néo-démocrate Ian Waddell est le seul député à avoir été reconnu coupable d'outrage. Il avait tenté, en 1991, de s'emparer de la masse cérémonielle des Communes durant un débat animé.

Un rapport rendu public en février a conclu que Mme George avait induit le comité en erreur quand elle avait affirmé ne pas avoir été personnellement impliquée dans le retrait d'un autre policier de la GRC d'une enquête qui se penchait sur la gestion du fonds de retraite et d'assurances du corps policier, d'une valeur de 12 milliards de dollars.

Selon le rapport, Mme George aurait agi ainsi pour éviter un embarras professionnel.


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