Essuyer les plâtres
Mots clés : Pizza, Tomato la boîte à pizza, Restauration, Alimentation, Montréal

Photo: Le Devoir
Un plancher maculé de poussière, quelques meubles en contreplaqué marine et deux cadres de tissu tendus sur les murs de brique servent de décor. Rien pour obstruer le regard, qui laisse apercevoir l'arrière-salle, pour ne pas dire l'arrière-cour, où on entasse les caisses de bouteilles de bière vides et quelques sacs bruns qu'on aimerait voir ailleurs. Derrière le comptoir, on peut deviner la cuisine, c'est-à-dire le four à étages qui sert à faire cuire les pizzas et les plats du jour.
Tandis que la terrasse se remplissait d'âmes en quête des premiers chauds rayons du soleil, je voulais tester l'intérieur, les banquettes de tissu bleu et le petit menu cartonné qui sert de carte de visite, qu'on peut aimanter sur le frigo chez soi, au cas où.
Sur un tableau, on nous propose quelques spécialités comme une salade tiède de lentilles, des pâtes à la Gigi ou des crevettes épicées à la coriandre (8 $), et sur la carte, une variété de petits plats comme la salade César, la salade grecque et la salade de roquette.
Viennent ensuite les pizzas. Une quinzaine de pizzas différentes et de dimensions variées confirment une fois de plus le titre de plat international de cette préparation mondialement connue et appréciée. Très abordables, les prix varient de 7 $ pour la pizza de base de neuf pouces, avec sauce tomate, mozzarella et basilic, à 12 $ pour la pizza Princesse.
Ayant choisi les crevettes à la coriandre comme premier plat, j'ai vu arriver dans les fameux poêlons de fonte qui sentaient encore le neuf huit ou dix petites crevettes trop cuites mélangées dans une sauce tomate épicée avec, sur le dessus, de la coriandre hachée. Pour la pizza, j'avais choisi un petit format de neuf pouces pour une pizza Parmesan Reggiano (sic) et anchois (10 $) Ni trop mince ni trop épaisse, parfaitement cuite, la croûte était garnie d'une bonne sauce tomate, elle-même couverte de mozzarella et de bien peu de Reggiano, ainsi que de quatre anchois. Cette portion généreuse a fort bien comblé les attentes malgré le manque de parmesan.
Si le service se limite ici au transport des assiettes du point A (la cuisine) au point B (le client), il est parfois réduit au strict minimum. On ne propose pas de pain, on offre des serviettes de papier et on vous sert le deuxième plat sans vous débarrasser du premier. Toutefois, une belle petite carte de bières locales et importées et quelques choix de vins bon marché sont disponibles. Élément intéressant: les propriétaires soulignent sur le menu le fait que les légumes et les laitues sont achetés au marché Jean-Talon et précisent aussi qu'ils recyclent le maximum de leurs déchets.
Pour le dessert, on se limite à ce qu'on connaît, et c'est bien ainsi. Le cuisinier propose un gâteau pour seul et unique dessert, composé d'un mélange chocolat orange qui ressemble par sa texture à une mousse ganache décorée de quelques tranches d'orange.
C'était une journée de semaine où tout le monde semblait se chercher, ajuster les recettes ou essuyer les traces de plâtre de l'ouverture, comme lorsqu'on invite des amis à manger de la pizza à l'occasion d'un déménagement. C'est l'impression qui se dégageait en cette belle journée où le printemps tentait un clin d'oeil. On y reviendra avec les amis pour pendre la crémaillère de la boîte à pizza.
Prix payé pour une personne, avec une entrée de crevettes, une pizza et une bière, taxes comprises mais service non compris: 27,09 $.
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Tomato la boîte à pizza
4319, rue Saint-Denis, Montréal 514 303-7730
Ouvert midi et soir
- Plus: des prix accessibles et une sympathique terrasse qui donne sur la rue Saint-Denis.
- Moins: un nettoyage qui s'impose et un service pas assez présent.
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Collaborateur du Devoir
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