Ce qui est remis en question par le PQ (encore plus que le PLQ), c'est le principe fondamental de la démocratie représentative: une personne = un vote. Ce que monsieur Gendron défend, c'est l'idée qu'il faut 2 ou 3 votes urbains pour chaque vote gaspésien. Je veux bien qu'on garde un certain poids politique aux régions, mais doit-on le faire au détriment des règles démocratiques fondamentales? René Lévesque s'est battu pour changer le mode de scrutin, pour assurer que la partie "représentative" du concept de démocratie représentative ne soit pas minée par notre mode de scrutin (où, rappelons-le, un parti "majoritaire" gagne avec moins de 50% des voix, et où de nombreux électeurs ne sons pas représentés). La carte électorale est au moins aussi importante que le mode de scrutin. Tant qu'à remettre en question les principes qui doivent guider ce découpage du territoire aux fins de représentation, faisons-le pour vrai! De nombreuses idées ont émergé au fil du temps: par exemple la proposition du Comité citoyen de la Commission spéciale sur la Loi électorale sur le découpage de la carte électorale (axée sur les structures régionales dont les MRC). Le moment est venu d'un vrai débat sur les principes démocratiques que nos institutions incarnent. Yohanna Loucheur, membre du Comité citoyen de la CSLE