J'ai vraiment été consterné par ces propos tenus en commission parlementaire, et de manière assez désinvolte, sinon effrontée, par madame Boucher. Effectivement, si elle n'a pas d'état d'âme au sujet de la situation du français au Québec, eh bien, elle n'est pas en mesure d'insuffler des orientations vivantes à l'organisme qu'elle dirige. Je dirais qu'elle n'est pas en mesure d'inspirer, point à la ligne et qu'à ce titre elle devrait tout simplement céder sa place ou le gouvernement devrait la démettre de ses fonctions. Bien sûr, ceux qui l'ont envoyée au front n'ont pas davantage de considération à l'égard de la langue; alors, pas étonnant qu'on ait la vive impression, dans toute la gestion de ce dossier délicat, d'une vaste servilité désengagée et cela, du premier ministre à la présidente de l'organisme, en passant par la ministre. Notre peuple va mourir asphyxié, inspiré et servi par tous ces "sans âme"! On devrait les mettre dehors au plus vite!
Fernand Bélair, Québec