Le FMI prévoit une baisse de la croissance du Canada
Mots clés : économie canadienne, FMI, Économie, États-Unis (pays)

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Le ralentissement en cours s'explique essentiellement par «une demande extérieure plus faible» pour les exportations canadiennes et «le resserrement des conditions de crédit», indique le FMI en soulignant que ces deux éléments pourraient le forcer à nouveau à revoir à la baisse ses prévisions.
Les États-Unis absorbent 76 % des exportations canadiennes, contribuant pour environ 25 % du PIB du pays. Or, selon le FMI, «l'économie américaine devrait connaître une légère récession en 2008 [...] avant de se redresser modestement en 2009».
Le Fonds note toutefois que «la Banque du Canada a répondu de façon appropriée à ces perspectives plus incertaines» en abaissant d'un point son taux directeur depuis la fin décembre, à 3,5 % actuellement. Le gouvernement fédéral, poursuit le Fonds, a aussi fourni «un stimulus fiscal opportun» en annonçant en octobre des réductions d'impôts importantes qui contribueront pour 0,75 point à la croissance canadienne en 2008, tout en préservant «un petit excédent budgétaire».
Le Fonds souligne aussi «l'importance grandissante» du secteur des matières premières dans l'économie canadienne, «qui a contribué à l'appréciation réelle du dollar canadien». Celui-ci a maintenant la parité avec le dollar américain, niveau qu'il a atteint à l'automne pour la première fois en trente ans. «La valeur du dollar canadien semble correspondre aux paramètres fondamentaux» et devrait prochainement contribuer «à hausser la compétitivité et la productivité, stimulant les perspectives à long terme» de l'économie canadienne, indique encore le FMI.
L'inflation, qui a atteint 2,1 % en 2007, devrait descendre à 1,3 % en 2008 avant de remonter à 1,9 % en 2009, soit juste en deçà de la cible de 2 % que s'est fixée la Banque du Canada. Conséquence du ralentissement économique, le chômage, qui a baissé à 6 % l'an dernier, devrait remonter à 6,1 % cette année et à 6,3 % en 2009.

