Série C de Bombardier - Ottawa sera flexible sur les modalités de son aide

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 09 avril 2008

Mots clés : Économie, Série C de Bombardier, Parti conservateur, Canada (Pays)

Le ministre fédéral des Travaux publics, Michael Fortier, a assuré qu'Ottawa était disposé «à être créatif» pour trouver des façons concrètes d'aider Bombardier.

Photo: Jacques Grenier

Même s'il n'est pas prêt à augmenter son soutien financier à Bombardier pour ses appareils de série C, le gouvernement conservateur se montre flexible sur les modalités de versement de son aide.

Lors d'un point de presse tenu en marge de l'ouverture de la foire commerciale Aéromart Montréal 2008, le ministre fédéral des Travaux publics, Michael Fortier, a assuré qu'Ottawa était disposé «à être créatif» pour trouver des façons concrètes d'aider Bombardier à assembler à Mirabel sa nouvelle famille d'avions de 100 à 149 places.

«On va faire notre possible pour ne pas donner à la compagnie d'excuse pour ne pas faire la fabrication ici au Québec, a lancé M. Fortier. On est prêts à continuer à avoir des discussions avec eux.»

Alors que les libéraux étaient au pouvoir, en 2005, le gouvernement fédéral s'est engagé à verser une aide remboursable de 350 millions à Bombardier, une offre que les conservateurs ont maintenue. Mais pas question d'en rajouter. «Le 350 millions qui a été avancé ne l'a pas été il y a 50 ans», a noté le ministre Fortier.

De son côté, de Québec a promis 118 millions, mais le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a déjà indiqué que le gouvernement était prêt à bonifier son offre. Il a refusé de donner plus de détails sur les pourparlers avec Bombardier, hier.

En février, l'avionneur montréalais a annoncé qu'il songeait désormais à assembler la série C aux États-Unis afin de profiter de la faiblesse du dollar américain, tout en réitérant que Mirabel demeurait son premier choix. Le Missouri courtise activement Bombardier en offrant un terrain situé près de l'aéroport de Kansas City et de généreux crédits d'impôt. D'autres États américains seraient aussi dans la course, mais leur identité n'a pas été révélée.

Bombardier demande toujours aux gouvernements d'assumer le tiers des coûts de développement de la série C, sauf que la facture totale vient de passer de 2,1 à 2,5 milliards, ce à quoi il faut ajouter 700 millions pour la construction de l'usine. Le total de 3,2 milliards dépasse de 900 millions le montant rendu public en 2005 et représente une requête supplémentaire de 300 millions aux gouvernements.

Quand on lui a demandé, hier, si Ottawa était prêt à modifier l'étalement de son aide financière pour donner un coup de pouce à Bombardier, M. Fortier a reconnu qu'il s'agissait là d'une «bonne idée». Le ministre en a profité pour ajouter qu'il espérait que la société fasse elle aussi «un bout de chemin».

Aéromart est une foire commerciale organisée par la firme française BCI Aerospace. Montréal est la première ville nord-américaine à accueillir l'événement, qui se déroule habituellement à Toulouse et qui a fait une première incursion en Chine, l'année dernière.

Montréal est le troisième pôle d'aéronautique au monde après Toulouse et Seattle.

Le titre de Bombardier a clôturé hier à 6,43 $, en hausse de 3 ¢, à la Bourse de Toronto.


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