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Colonisés à l'os

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Bernard Desgagné
Envoyé Le mardi 08 avril 2008 15:00



Incapables de se rendre compte collectivement de leur état de colonisés à l'os, les Québécois approchent du point de non-retour en ce qui a trait à l'assimilation linguistique.

Déjà, ils ont largement intégré la logique insidieuse du bilinguisme individuel qui favorise systématiquement l'anglais. Les élites québécoises ont pratiquement démissionné à ce sujet, y compris au sein des partis indépendantistes.

Si le Québec ne devient pas indépendant sous peu et si un sérieux redressement n'est pas opéré pour normaliser l'usage presque exclusif du français dans toutes les sphères de la société québécoise, comme cela s'est fait depuis longtemps avec l'anglais au Canada anglais, il sera vraiment trop tard pour sauver le français en Amérique et pour empêcher une dénaturation de la nation québécoise.

D'ailleurs, il est peut-être déjà trop tard. Le Québec est actuellement sur la pente savonneuse qui conduit à l'irlandisation. Même après avoir réalisé son indépendance, l'Irlande n'a pas pu ressusciter le gaélique, et son territoire a été partitionné parce que les colons britanniques étaient devenus majoritaires en Irlande du Nord.

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