Vos réactions

RE: À Normand Lacasse, à propos de la grève uqamienne

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Zoé Gagnon Paquin (zoe.gagnon-paquin@mail.mcgill.ca)
Envoyé Le mardi 08 avril 2008 13:00



Il faudrait en effet que vous soyez un étudiant à temps très partiel, M. Lacasse, pour ne pas après huit semaines de grève être au courant des raisons motivant la grève de l'AFESH, soit précisément un réinvestissement de l'État dans la plus grande Université du Québec, qui patauge dans une marasme financier malgré de gras surplus budgétaires fédéraux et un budget provincial somme toute en santé.

La honte, M. Lacasse, ce sont les étudiants comme vous qui, après avoir eu accès jour après jour durant huit semaines de grève (dans le cas de l'AFESH) à de l'information détaillée sur les tenants du processus démocratiques encouragé par les associations étudiantes universitaires, l'Assemblée générale, êtes toujours réticents à vous déplacer pour rencontrer vos pairs pour débattre et apprendre avec eux sur les divers moyens d'actions qui se présentent aux étudiants lorsque ceux-ci souhaitent participer activement à la direction de leur université et, par cet engagement, à celle de leur société.

Sachez que voter en restant confortablement chez soi ne permet pas les débats et la connaissance des problématiques sociétaires qui, à mon opinion, valident tout autant les Assemblées générales que les gains visés par le déclenchement d'une grève. Comme des plages horaires sont normalement débloquées pour la tenue de ces Assemblées, ceux qui comme vous ne peuvent s'y rendre sont probablement empêchés par des obligations externes à l'universités, par exemple un travail à temps partiel.

Or, si l'État accédait aux demandes des grévistes et de l'ASSÉ, organisation syndicale étudiante dont l'AFESH est membre, moins d'étudiants auraient comme vous besoin de travailler durant l'année scolaire. Prenez-donc un peu de temps pour réfléchir et comprendre qui, à long terme, travaille et proteste véritablement en votre faveur ainsi qu'à celle des étudiants dans votre position, afin de diriger vos critiques aux instances qui les méritent.

Une étudiante au baccalauréat à l'Université McGill

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com