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Le Premier Fossoyeur du Québec

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Marcelin Gélinas
Envoyé Le mardi 08 avril 2008 09:00




Le Premier Fossoyeur du Québec

Réf. : Les gouttes d'eau qui auront fait déborder le pot de chambre : www.ledevoir.com/2008/04/08/184080.html et www.ledevoir.com/2008/04/08/184070.html


Quand je constate combien M. Jean Charest et son gouvernement travaillent avec ardeur, voire enthousiasme, au recul de la langue française dans l'État « français » du Québec - et ce, face au Canada et à l'Amérique du Nord anglo-saxons qui représentent 98 % de la population du Continent - j'en arrive un peu plus chaque jour à comprendre, jusque dans ma chair d'invétéré « pacifique », les gestes violents de libération de citoyens, un peu partout de par le monde, à l'égard des pouvoirs qui les nient et les asphyxient.

M. Charest, et bien que je ne vous crois pas, sauf erreur (auquel cas vous êtes plus criminel encore que je ne l'eus pu imaginer), suffisamment réfléchi ou intellectuellement éclairé pour vous en rendre compte, je suis devenu convaincu au fil des ans que vous êtes un fauteur de violence et un fossoyeur de peuple.

Or ça vous fera une belle jambe de vous montrer « étonné », et de jouer le vaudeville de « l'indigné », le jour où la nation, écoeurée au-delà de tout, vous le démontrera par les seuls moyens qui lui resteront.

M. Charest, je crois que l'auteur de cette formule (www.soreltracy.com/liter/2004/avril/24av.html) résume parfaitement bien votre rôle de Premier Fossoyeur du Québec : « Citoyen Charest, vous attentez constitutivement, et en permanence, à votre fonction ».

Pour ma part, je me vois intimement convaincu que vous êtes la plus grande menace que la nation québécoise n'ait jamais connue depuis le 13 septembre 1759. Bien plus encore que ces « Québécois » nommés Pierre Elliott Trudeau, Jean Chrétien ou Stéphane Dion. Car vous, on vous a offert sur un plateau d'argent - « le ver dans le fruit, le cheval dans la Troie », comme je le lisais quelque part récemment - la massue pour étioler, désavouer puis déglutir ce que vous avez le mandat le plus solennel de protéger, d'épanouir, de promouvoir, d'embellir, de fortifier enfin.

M. Charest, sachez-le par acquit de conscience : jamais de ma vie je n'ai éprouvé une colère plus profonde que celle que vous nourrissez chaque jour un peu plus par vos gestes constants d'abâtardissement systématique du Québec. Pas même les André Pratte ou les Alain Dubuc au service de votre ami personnel, et de tout temps puissant ennemi d'un Québec adulte parmi les nations du monde (ceci expliquant cela, on le présume aisément). J'ai nommé : Paul Desmarais. Le Père, le fils ainsi que le fort peu saint esprit familial qui règne au sein de ce clan. Lequel a juré, à l'abri de toutes les règles de la transparence citoyenne et de la démocratie votive, la subordination définitive de la nation québécoise au Rest of Canada, d'abord, à l'anglo-américanité continentale de manière plus générale, ensuite.

M. le Premier Fossoyeur, êtes-vous à la fin un imbécile, un traître ou bien un criminel ? Bien honnêtement, quant à moi je ne sais plus. Sans doute incarnez-vous plutôt un savant mélange de ces trois horreurs de toute éthique, et de toute dignité, lorsqu'elles prennent racines au coeur d'un congénère du genre humain.

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