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Raffinades et rigolades.

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Gerry Pagé
Envoyé Le lundi 07 avril 2008 19:00



Jean-Pierre Raffarin a cet air de «cruche à miel» qui grime et gomme ce que ces vis-à-vis veulent avoir sur leurs toasts. Il est du genre à n'avoir rien écouté ni entendu du baratin dont la déléguée générale du Québec (du temps) cherchait à l'endoctriner. Mais, tout à fait du genre à lui avoir exprimé en langage codé ce qu'elle cherchait désespérément à entendre, mais qu'elle n'est peut-être jamais arrivée à décoder. Dans ces sphères de prévenances, d'obligeances et de complaisances, c'est la règle. Mais, il faut surtout se rappeler que Jean-Pierre Raffarin a aussi dit à Madame Andrée Boucher ce qu'elle voulait entendre, au sujet du 400e. Ça ressemble aussi à ça, la diplomatie des ascenseurs, que ce soit à Paris ou par ici.

Au juste, qu'elle est donc l'idée d'en avoir fait un plat vide et d'insister pour en faire un chariot de vidanges? Pourquoi vient-il s'ingérer et finir par s'affaler chez-nous, cet homme aux milles masques, GSL, PR, UDF-RPR, PPDE, UMP, qui laisse indifférents les Québécois aussi bien que les Français? Dans le cadre d'un 400e qui se veut vétilleux et que même «le Manège militaire» vient de lâcher, de quel intérêt peut donc être ce laquais de Jacques Chirac qui en a fait son perroquet de salon et qui n'a surtout pas hésité à lui préférer Nicolas Sarkozy, après la foire des raffinades, aux régionales de 2004? Comparables aux péronismes de notre hockeyeur national, les raffinades ont soulevé l'ire de la presse satirique française. L'exemple qui fait encore s'esclaffer tous les politiques : «Il vaut mieux un bilatéral approfondi qu'un multilatéral confus». Rions-en un peu, en rappelant que cet auto gratifié pluriel et «Grand Officier de l'Ordre national du Québec» a dit, candidement et très sérieusement, alors qu'il s'adressait à un groupe d'aînés, «à quel point il s'étonnait de constater que les veuves françaises vivaient plus longtemps que leurs maris» ...

Il me semble incompréhensible que Louise Beaudouin ait fait icône de la «non indifférence» française, ce drone des obligeances obligées et des accommodements commodes. Raffarin semble donc n'être qu'un prétexte au déclenchement de balivernes facétieusement infécondes, manifestement hostiles et malicieusement contentieuses.

Que l'actuel président qui fut élu, faut-il rappeler, parce que les Français n'ont pas su faire confiance à une femme et non parce qu'il fut choisi, dise ce que les milliardaires (qu'il racole) aiment et veulent entendre, c'est dans l'ordre normal de l'échangisme des idéologies et des accointances que chacun des omnipotents de ce monde choisit libéralement de prioriser.

Si Louise Beaudouin a librement choisi de faire la promotion de l'explosion canadienne, ce droit lui étant acquis sans conteste, comment se fait-il que la dame qui profite des podiums d'un chicanier 400e de plus en plus politisé, c'est-à-dire noyauté de petites politicailleries, ne veuille pas reconnaître le droit fondamental qu'a Nicolas Sarkozy de favoriser et de prôner l'union canadienne des Harper, Charest, Desmarais et al, alors qu'à toute fin pratique, il n'en a rien à cirer de ce pays de blanchons qui hante les nuits de Madame Bardot? En somme, qui est-ce que ça dérange, vraiment, qu'un coco du prototype de Raffarin, marche sur des oeufs?

La mouche piqueuse dont parle Louise Beaudouin ne se serait-elle pas échappée du régiment de taons et de guêpes qu'elle cherche à surexciter, dans le but d'un combat malheureusement perdu d'avance, au seul regard lucide des alliances et des mouvances des pachas et goujats d'une mondialisation bulldozer.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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