Opinion

Lettres: Pourquoi le Bloc devrait-il se saborder?

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Jeannot Vachon, Québec, le 3 avril 2008

Édition du lundi 07 avril 2008

Mots clés : Bloc québécois, Souveraineté, Fédéral-provincial, Canada (Pays)

Les adversaires du Bloc québécois, tous ceux qui défendent le fédéralisme canadien et même quelques souverainistes déçus demandent au Bloc de se retirer d'Ottawa, selon le principe qu'à l'origine, le Bloc ne voulait qu'une présence temporaire à Ottawa, en prévoyant une victoire rapide des forces souverainistes.

On dit aussi que la présence du Bloc à Ottawa aide le fédéralisme à fonctionner, ce qui va à l'encontre de son objectif et que les conditions salariales placent ses députés en conflit d'intérêts. Il y a du vrai dans tout cela, mais, en politique, il faut composer avec le facteur déterminant: la volonté des électeurs. À qui la politique de la chaise vide profite-t-elle d'habitude? Ne dit-on pas que les absents ont toujours tort? Que doivent faire les souverainistes québécois? Voter pour un candidat qui ne représente pas leurs idéaux? Laisser toute la place et tous les avantages à leurs adversaires idéologiques? Ne pas voter du tout?

Bien des Québécois aiment le Bloc pour ce qu'il représente et pour le bon travail qu'il accomplit, sans être tout à fait prêts à voter pour la séparation. Vox populi vox dei. L'électeur est celui qui doit décider quand un député ou une formation politique n'a plus sa place. Mais quand ce genre de conseil vient d'un adversaire politique, cela a peu de crédibilité et, comme on dit, le jupon dépasse.


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