Malheureusement, les enseignants n'ont pas de pouvoir là-dessus... Les ordres viennent d'en haut. Pour vous dire toute la vérité, lorsque nous faisons les bulletins (je suis enseignante), nous donnons au système informatique une cote. Ce dernier transforme la cote en chiffre. Donc, si vous me suivez bien, une cote=un chiffre; chaque commission scolaire décide de l'équivalence. Si vous me suivez toujours, vous réalisez déjà l'ampleur du dégât que nous allons devoir ramasser dans deux ans, lorsque nos finissants du secondaire voudront entrer au Cégep. Le A de mon école vaut peut-être 90, alors que celui de mon voisin qui fréquente une autre Commission scolaire vaut peut-être 93, qui sait? Chacun décide! Voulez-vous m'expliquer la valeur de la moyenne là-dedans? Moi, je n'y arrive pas...
Allez lire l'opinion qui traite de ce sujet dans Le Devoir du 14 novembre 2007. Je m'apprêtais à écrire cette même lettre -presque mot pour mot- lorsque je me suis fait devancer par cette charmante dame... La ministre ne sait pas ce qu'elle fait, car cela voudrait dire qu'elle rit de tous les parents du Québec. Dites-vous que je suis polie...
Au plaisir!