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Comment savoir où je me situe ...réellement !

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Jean Desjardins
Envoyé Le dimanche 06 avril 2008 14:00



Jusqu'à la fin de ma 7e année, j'avais des bulletins chiffrés avec des notes de 95% et plus. Bravo ! Au début de mon collège classique, je suis descendu subito presto à moins de 70%. Merde ! Réveil brutal. Ce fut le coup de pied au derrière qui me fit comprendre que je devais 'mettre davantage le pied sur la pédale à gaz', ce qui fut fait avec pas mal d'effort 'because' la compétition des autres étudiants. À l'université, même scénario.

Je ne sais pas si ce sont les bulletins chiffrés qui m'ont aidé à me forcer dans la vie, mais ce qui est sûr, c'est que ça m'a permis de savoir à tout moment l'effort que je devais consentir pour ne pas me laisser devancer par le peloton. Rendu sur le marché du travail, j'avais compris le truc. Plus besoin de bulletins chiffrés, il s'agissait tout simplement de consentir à faire un effort continu pour réussir ma vie personnelle et familiale ainsi que dans ma carrière. Ce qui fut fait avec des résultats pas si pires... Merci aux pédagogues de l'époque ...et un peu aux bulletins chiffrés !

Je crois que c'est ne pas respecter les plus faibles que de leur cacher la vérité sur leur place relative dans leur groupe, et ce, dès leur jeune âge. Tout comme il est inhumain de leur donner l'impression de réussite alors qu'ils sont en échec. Comment sauront-ils qu'ils doivent travailler davantage ? Comment seront-ils équipés pour faire face à la vraie vie ? Si on veut respecter les plus faibles en notes, qu'on mette à leur disposition le support nécessaire pour les aider à suivre leur groupe. Si, malgré un support supplémentaire adéquat, certains individus ne sont toujours pas capables de suivre le groupe, il est peut-être temps qu'on les dirige vers des études davantage orientées vers leur type spécifique de talent. L'intelligence pratique, ça existe aussi et c'est tout aussi honorable quand on sait la reconnaître et l'apprécier... Bref, j'aime mieux un 'bon soudeur' faible en notes à l'école qu'on a bien orienté qu'un 'mauvais collet blanc' qui était tout aussi faible en notes mais à qui on a compté des pipes !

Je crois enfin qu'il est suicidaire pour la Société Québécoise, à long terme, de ralentir les moyens et les plus performants sous prétexte de ne pas perdre dans la brume les plus faibles. Je ne crois pas qu'un nivellement par le bas soit une bonne manière de former les leaders de demain et de renforcer notre Société par rapport aux autres pays avec lesquels elle est ...en compétition.

Cependant, comment réussir à les départager autrement que par un système de notation chiffrée ? À moins que l'idée soit de soutenir que 'tout le monde, il est égal et pareil', ce qui ne correspond manifestement pas à l'observation de la réalité courante.

Jean Desjardins

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