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Charest, la porte!

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Hermil LeBel
Envoyé Le lundi 07 avril 2008 10:00



Lorsque de courageux journalistes tentent de faire la lumière sur les magouilles quotidiennes dans lesquelles se vautre Charest et son entourage, ils se font prestement montrer la sortie. Tout le monde a encore en mémoire l'histoire des résidences révélée par le journal Internet « Le Québécois » et du sort réservé aux deux journalistes du Journal de Sherbrooke, Pascal Morin et Alain Bérubé, qui avaient laissé planer la possibilité d'un « pont d'or » dont Charest aurait bénéficié lors de son passage sur la scène provinciale. La vérité dérange et le PM n'a eu aucune hésitation à sortir l'artillerie lourde, incluant Luc Lavoie, le directeur de Québécor, pour réduire les récalcitrants au silence.

Les événements entourant la divulgation des incohérences budgétaires du PM, l'enveloppe brune annuelle de 75 000$, confirment aujourd'hui que Le Québécois et les journalistes Morin et Bérubé avaient raison. La moindre des choses serait des excuses bien senties de la part du PM aux journalistes responsables qui ont révélé l'existence de ces revenus occultes. Il est toujours permis de rêver...

De toute évidence, Charest dispose à l'Assemblée Nationale d'une fidèle équipe pour détourner l'attention. Dans le cas présent, la tâche ingrate est confiée à la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, qui fait parti du clan de Sherbrooke.

Le juge Claude Leblond, à qui le ministère public a confié le délicat mandat de faire la lumière dans l'affaire Norbourg, est issu du même terreau.

Lorsque le député Stéphane Bédard ose poser une question légitime au sujet des liens que le PM entretient avec ce dernier :

Les travaux parlementaires
Journal des débats
DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
Le mardi 15 mars 2005 Vol. 38 N° 126

Procédure de nomination des juges de la Cour du Québec

M. Stéphane Bédard : « En janvier dernier, on apprenait, dans le journal La Tribune, que l'avocat Claude Leblond fut informé de sa nomination comme juge à la Cour du Québec de la bouche même du premier ministre. Ce coup de téléphone assez surprenant contrevient à la procédure de nomination qui veut que ce soit le ministre de la Justice qui fasse une telle annonce, l'objectif étant, M. le Président, de mettre à l'abri ce processus de toute coloration politique ».

Il se fait répondre des âneries.

M. Marcoux : « Alors, M. le Président, le député de Chicoutimi sait très bien qu'il y a un processus pour la sélection et la nomination des juges, et la nomination des juges, M. le Président, se fait conformément à la loi ».

Et la loi, c'est Charest qui la dicte!

Combien de temps allons-nous tolérer qu'un PM se livre de telles flagorneries sur la place publique?

À la lumière des récents sondages, il semble que la moyenne des citoyens ne réalise pas qui les manipule...

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