À propos de la dernière série sur la vie de René Lévesque, Martine Tremblay et madame Payette ont tout à fait raison de critiquer aussi sévèrement cette odieuse présentation du personnage. Ayant été un observateur très attentif de l'évolution de la vie politique de cette époque, j'ai toujours cru que René Lévesque jouait le rôle de rassembleur malgré ses convictions politiques plus confédérationistes que souverainistes. Je trouve donc qu'on en a fait une caricature. La même chose avec ces personnages grotesques qu'on nous propose. Le gérant du département des perruques à RC s'est fait plaisir! Malgré mes réserves sur ses idées pas toujours claires, j'ai toujours admiré ses qualités intellectuelles de même son sens de l'État. Le montrer comme on le fait, donne à ceux qui n'ont pas eu le privilège de le connaître une image très déformée de la réalité. L'histoire qu'on discrédite en l'enseignant de la manière que l'on sait, est cette fois-ci traitée avec mépris. Impossible de croire comment la suite à venir va modifier ce sentiment de frustration produit par ces deux premières émissions. Sentiment de tristesse aussi face à cet argument infantile du comédien qui comme beaucoup de gens de sa génération ne réfléchit (dans son entrevue avec Christiane Charette) qu'à partir de ses tripes. Ces malheureux à qui on ne transmet plus la connaissance ni la culture.