Vos réactions

Triste fumisterie... dommage !

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Billes Noires
Envoyé Le vendredi 04 avril 2008 15:00



Après avoir laissé les politiciens faire leur entourloupes d'usage,en vain, le mis en cause s'accuse trop facilement, un peu trop volontier, à mon goût. On nous lance un os a gruger.... Les vessies ne sont pas des lanternes, même si c'est manifestement tout ce que nous offre les médias pour faire la lumière sur ce spectaculaire congédiement... Le voile trop usé des ''raisons administratives'' a été soulevé, il n'a pas résisté à la controverse. Derrière lui, s'en cache un autre - le harcèlement psychologique au travail - qui prend plutôt des allures de chape de plomb. C'est l'endroit idéal pour dissimuler tout et même plus encore, en parfaite impunité au grand malheur des employés qui en souffrent... Ce qui n'a peut-être pas été prévu par les plaignants de l'histoire: leurs dénonciations iraient paver la voie à une autre superbe démonstration de mystification politique. Elles serviront encore une fois les desseins des abuseurs plutôt que la recherche de la justice.

Je ne doute pas un instant qu'il y ait eu harcèlement psychologique en cette affaire(il faut en avoir été la cible pour en reconnaître les signes et les euphémismes qui viennent avec). Je salue le courage des employés qu'on dit''rebelles''. Les représailles sont toujours à craindre pour qui ose décrier (ouvertement ou non) un environnement de travail toxique entretenu par des individus qui le sont tout autant, surtout quand il s'agit de l'entourage du PM... Mais qu'on se le dise, ce n'est malheureusement pas des plaintes de harcèlement déposées sur la foi de politiques d'entreprise ou de dispositions légales frileuses qui font que des têtes comme celle-là sautent, ce serait rêver. Pour un individu en autorité, se mettre en cause publiquement dans une affaire de harcèlement psychologique, surtout dans la fonction publique québécoise, c'est comme s'accuser d'avoir consommé du ''pot'' durant son adolescence... Il n'y a pas de mal, tout le monde l'a fait... Ça fait la manchette, on en jase dans les chaumières quelques temps et puis on fini par passer à un autre fait divers. Tout est bien qui fini bien disait l'Autruche...

Le délégué ne ment pas sur ce point: il connaît de fond en comble la politique gouvernementale en matière de harcèlement psychologique, croyez-moi. Il est parfaitement conscient qu'il se sortira indemne d'une accusation de harcèlement ou d'abus d'autorité, il n'y a pas de péril. Mieux vaut ce''mauvais moment à passer''dans la carrière d'un haut fonctionnaire (car ses fautes seront dédommagées à nos frais,hors cour) plutôt que de voir arriver le scandale de moeurs, de fric ou je ne sais quoi encore... Monsieur l'ex-délégué et son patronat ont choisi le meilleur des pis-aller dans les circonstances. Et pour boucler la boucle, on n'hésite pas à lui verser une indemnité de départ de 38795$, indemnité qu'il a eu le culot de refuser à un de ses employés victime de sa médecine...

En somme, ce qui me choque plus que tout ici, c'est qu'on dénonce publiquement une situation manifeste de harcèlement psychologique au travail, qui a atteint plusieurs employés, et qui ne servira pas du tout à l'avancement de la cause de ceux qui se débattent avec ce fléau sociétal grandissant...

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com