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La cour supreme et les questions juives
que les juges sont au-dessus de tout ça, et qu'ils jugent selon la loi en faisant abstraction de tous préjugés religieux, ethniques, linguistiques et politiques, bref qu'ils jugent avec la main de Dieu de l'ancien directeur du Devoir, allez lire le jugement sur le divorce du sympatique couple montréalais Bruker-Marcovitz
Le jugement a été rédigé par la juge Abella. Les 3 juges juifs sont allés dans le meme sens, pour la dame qui voulait le divorce juif afin de se remarier selon les lois juives. Mais les 2 juges québécoises (enfin Mme Charron est franco-ontarienne) sont allées dans le sens contraire soutenant à juste titre que l'État n'avait pas à s'immiscer dans la religion.
http://csc.lexum.umontreal.ca/fr/2007/2007csc54/2007csc54.html
Les juges Deschamps et Charron (dissidentes): Le droit canadien ne prohibe pas la prise en considération par les tribunaux de questions à caractère religieux, à condition que la réclamation soit fondée sur la violation d'une règle reconnue en droit positif. Le rôle des tribunaux appelés à trancher un litige privé qui touche la religion se limite à déterminer le point de convergence des droits dans une quête de respect de la liberté de religion. Les tribunaux ne peuvent tenir ce rôle qu'en demeurant neutres devant les préceptes religieux. Le principe de non‑intervention dans les pratiques religieuses permet d'éviter que les tribunaux aient à trancher entre diverses normes religieuses ou entre les règles du droit laïque et les normes religieuses. En l'espèce, l'épouse, B, n'a pas prétendu que ses droits civils étaient brimés par une norme civile émanant du droit positif. En vertu du droit canadien et du droit québécois, elle pouvait se remarier et les enfants qui auraient pu naître de cette nouvelle union auraient eu les mêmes droits civils que les enfants « légitimes ». Seuls ses droits religieux sont en cause, et c'est le fait de normes religieuses. Le motif pour lequel B demande à être indemnisée se heurte donc à des acquis chers à la société civile et sa demande met les tribunaux en contradiction avec les lois qu'ils sont chargés de faire respecter. L'État laisse à chacun le soin de s'autoréglementer en matière religieuse. Il ne revient pas à l'État de faire la promotion d'une norme religieuse. Cela est laissé aux autorités religieuses. [102] [122‑132]
