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René Lévesque n'était pas indépendantiste

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Nestor TURCOTTE
Envoyé Le vendredi 04 avril 2008 11:00



Je n'écoute pas la série sur René Lévesque. La raison est fort simple: on n'écrit pas une série télévisée sur un personnage mort il y a un peu plus de 20 ans et dont les acteurs principaux sont encore vivants. On dénature forcément le personnage en question. On défigure les vivants.

La position constitutionnelle de René Lévesque reste toujours très ambiguë pour ceux qui militent encore aujourd'hui pour l'indépendance nationale du Québec. Bourgault en savait quelque chose.

Lévesque, selon l'histoirien Godin, était en faveur d'une nouvelle Confédération. Le référendum de 1980 ne portait donc pas sur l'indépendance du QUÉBEC, comme les péquistes essaient encore de nous le faire croire, mais sur une nouvelle entente CANADA-QUÉBEC, qui aurait mené à donner plus de pouvoir au Québec, sans qu'il sorte du Canada. Si le OUI,l'avait emporté en 1980, le Québec ne serait pas aujourd'hui un pays, avec siège aux Nations-Unis. Le Québec serait souverain dans plusieurs domaines(cf. les 22 pouvoirs du Rapport Allaire) mais dans une Fédération remodelée que l'on pourrait nommer nouvelle et vraie CONFÉDARATION CANADIENNE.

Ce n'était pas la position de Parizeau et tant d'autres, C'est pourquoi, «les purs et durs " (expression que j'utilise pour les besoins de la cause, mais qui m'horripile) ont quitté Lévesque en 1982. Et on connaît la suite de l'histoire avec le retour de l'Union nationale de Pierre-Marc Johnson.

Luciens B. et Bernard L. ont repris la même thèse que René Lévesque, qui, si on pousse l'histoire jusqu'au bout, ressemblait comme deux gouttes deux, à la fameuse question de Bruxelles de Robert Bourassa. Landry n'a-t-il pas dit en 2002 qu'il voterait OUI à la question de Bruxelles? Bourrasa était-il séparatiste? Il semble que non. Voter OUI à la question de Bruxelles, c'était voter OUI à une nouvelle confédération, à une nouvelle Union Canadienne. Rien de plus, sauf que dans le projet de loi de Parizeau, si les négociations échouaient, l'Assemblée nationale s'arrogeait le droit de proclamer unilatéralement l'indépendance du Québec. Et dire que tous ces gens qui agissaient ainsi, disaient que l'indépendance appartenait au peuple.

Sous Pauline Marois, la nouvelle autonomiste et celle qui ressuscite encore une fois l'UNION NATIONALE, on recule encore de 50 ans. Elle incarne Maurice Duplessis, mais au féminin. Comme quoi, les Québécois sont sans mémoire et ils s'amusent à répéter la petite histoire parce qu'ils ne comprennent pas leur «vraie histoire».

A moins que le PQ ait choisi de ne pas la leur expliquer, afin de rester le plus longtemps au pouvoir. J'en suis maintenant persuadé.

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