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Le 400e et son lot de petitesses.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mardi 01 avril 2008 11:00



Lise Beaudouin tire du grand et du très grand. C'est dans son genre et ça lui va comme un gant. Mais, cette fois, elle semble vouloir décharger sur le dos de Nicolas Sarkozy, les frustrations séparatistes et républicaines qu'elle n'ose pas déverser dans les plats de l'indifférence de Pauline Marois, à l'égard d'un référendum précipité, portant sur une sécession truffée, référendum qui, l'a-t-elle mieux compris que quiconque, conduirait l'actuelle hémicrânie politique péquiste, passée du bleu délavé au franc rose, au 4e rang solitaire et au placard de la 3e opposition esseulée, après le bicéphale Québec Solidaire.

Par ailleurs, à voir aller l'actuel président sauterelle de la France racoleuse, il semble évident que ses excentricités tous azimuts marqueront son passage à la «Niche aux Miroirs» de l'Élysée. Ce petit glorieux acteur semble rechercher les aises des yachts et des domaines de milliardaires, pour y parader ses connivences et y déployer sa jactance plurielle. Il aime être invité, accueilli et adulé par les Démarrais (Chrétien et Charest) du très fédéraliste Québec libéral, ce qui a permis au senior de ce dénominateur peu commun, «Mister Power» lui-même, le «mondial» Paul Démarrais Sr en personne, accompagné de son escorte politique d'occasion, le bleu/blanc/rouge Jean Charest, d'être décoré de la plus haute distinction française, par le royal Sarko 1er en personne, alors que 99% des Français ne connaissent pas le décoré et ne savent surtout pas pourquoi ce Québécois fut intronisé au Club échangiste français des médailles distinctives et des décorations particulières qui s'épinglent aux C.V. et se collent aux autobiographies d'une ploutocratie devenue quétaine et quasi momifiée, aux regards et aux égards des citoyens dits normaux. Si la France ancienne à eu sa joyeuse Pompadour, la France hollywoodienne 2008 a son gai Pompadour, ce très vert Trouvère et grand jongleur qui n'a d'yeux, d'ouies et de soupirs, en ce moment, que pour l'italienne enchanteresse et pompeuse altesse de ses Grandes Traversées.

Il est peu étonnant que Madame Louise Beaudouin en fasse un plat. Certains en arrivent, malheureusement, à s'agripper à de telles bouées. Mais et mieux encore, le fait qu'elle en profite pour réciter le chapelet de ses accointances françaises et parisiennes, n'étonnera personne.

En somme, les accointances de Sarkozy lui appartiennent, tout comme celles de Louise Beaudouin lui appartiennent. Par contre, il est tout aussi intempestif qu'inconvenant, de la part de Louise Beaudouin, de vouloir s'en prendre à Sarkozy et de vouloir, de façon si mesquine, vicier la «non ingérence», mais surtout la «non complaisance» très attendue de ce dernier à l'égard d'un Québec beaucoup plus mature que ne l'avait fabulé le perchiste qui était venu s'effoirer sur le juchoir de l'Hôtel de Ville de Montréal... En essayant d'en tisser une perruque d'occasion, comme elle le fait, ça ne l'aidera en rien, à coiffer sa cause séparatiste dont à peu près tout le monde a son raz le bol, Sarkozy et bien d'autres y compris. Au lieu d'utiliser les pages du Quotidien Le Devoir pour faire l'étalage de ses voyages sur le bras des payeurs de taxes québécois ainsi que l'épandage de ses entrées mondaines et de ses sorties politiques d'un passé dont elle s'ennuie, tout en ne ratant aucune occasion de cracher ses venins sur les quotidiens anglophones qui attisent ses hargnes et actionnent les poudres de ses haines viscérales à l'encontre du ROC, la républicaine déçue, à l'instar de son souverain déchu, le Bernard Landry de ses galères séparatistes, devrait plutôt s'autobiographier ou demander à Jean-François Lisée de tremper sa plume dans le petit cruchon réservoir de ses encres noires, pour ce faire. En regard de cette phénoménale boulimie nombriliste qu'entretiennent ces plats autobiographiques, n'est-il pas utile de rappeler que tous ces «épaisses graphies» d'auto béatification et d'auto vénération, croupissent sous les poussières des tablettes, tout comme leurs «sujets/objets» finiront par rejoindre les poussières du cimetière des René Lévesque, des Camille Laurin, des Gérald Godin, des Pierre Bourgeault, des Denis Lazure et de tous les autres, nous tous y compris?

Si Madame Louise Beaudouin, «invitée» aux doctes lectorats professoraux de l'Université de Montréal, cherchait visibilité, à l'occasion du 400e anniversaire d'un Québec qu'elle n'a pas réussi à soustraire de la carte canadienne, elle ne pouvait trouver mieux que de planter les dards de ses ergots aiguisés au dos du flamboyant Nicolas Sarkozy, à la veille de sa courte visite à Québec et de son séjour au «Versailles Charlevoisien» du milliardaire Desmarais, à Sagard, entre St-Siméon et Petit-Saguenay, dans le Charlevoix Est, en banlieue de la Capitale des niches historiques, au lieu de passer snifer quelques roses des jardins du Palace de la millionnaire Châtelaine, au Parc Nature Bois-de-l'Île-Bisard, en banlieue de la métropole des nids de poules.

À vrai dire, le 400e de Québec semble convoquer plus d'humeurs et d'acrimonies que d'humour et de sympathiques ironies. Mais, 2009 et les suivantes donneront au Québec des lucides, mille occasions de s'affirmer et de confirmer, sans complexe, leur carrure et leur stature ainsi que les particularités de leur distinction, cet héritage des battants et des bâtisseurs qui n'ont jamais eu et qui n'auront jamais besoin des béquilles d'un quelconque statut particulier. Ces battants et bâtisseurs qui ne sombrent pas dans les procès du passé pour justifier l'inutile contentieux d'un avenir stérile.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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