Reprise des travaux aux Communes - Les libéraux sous le feu des projecteurs
Mots clés : Stéphane Dion, libéraux, Parti politique, Canada (Pays)

Photo: Annik MH De Carufel
M. Dion devra maintenir la discipline au sein de son caucus de plus en plus inquiet de la situation du parti et critique envers son chef. L'arrivée de Bob Rae, élu lors des élections complémentaires du 17 mars, ne viendra pas simplifier les choses. M. Dion devra tenir en laisse ses deux adversaires de la course au leadership, M. Rae et son collègue Michael Ignatieff, qui gardent espoir de lui succéder à la tête du parti.
En parallèle, M. Dion devra piloter son parti aux Communes. Ce sont les trois partis d'opposition qui détermineront l'ordre du jour dès le départ puisqu'ils disposeront chacun d'une journée d'opposition d'ici mercredi.
Et bien que les libéraux détiennent la clé du déclenchement des élections, ce n'est pas cette fois encore qu'ils saisiront l'occasion pour présenter une motion de censure envers le gouvernement et plonger le pays en campagne électorale. M. Dion, dont les troupes s'abstiennent depuis l'automne de se prononcer lors de votes cruciaux qui pourraient provoquer des élections, n'apparaît pas très pressé d'en découdre avec ses adversaires dans le cadre d'une campagne électorale.
«On déterminera le moment de l'élection quand on aura les meilleures chances de gagner, quand on sentira que les Canadiens sont à l'écoute», a déclaré M. Dion, hier, lors d'une entrevue à l'émission Larocque-Lapierre, diffusée sur les ondes de TVA.
Il ne veut pas pour autant affirmer clairement qu'il n'y aura pas d'élection ce printemps. Si les libéraux conservent bel et bien leur stratégie adoptée au cours des derniers mois, l'atmosphère aux Communes risque peu de s'améliorer. Le débat sur la mission canadienne en Afghanistan et celui sur le budget sont choses du passé; il reste donc par exemple des mesures sur la justice criminelle et la réforme du Sénat.
Le prochain obstacle sera le projet de loi sur la mise en oeuvre du budget, qui comporte des modifications à la Loi sur l'immigration. Les changements proposés, qui donneraient plus de pouvoirs discrétionnaires à la ministre de l'Immigration, sont contestés par les trois partis d'opposition qui réclament que la mesure soit présentée dans un projet de loi distinct.

