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La bagarre comme arme élecorale.
Comment interpréter autrement l'opportunisme politique des Libéraux qui n'en finissent plus d'exploiter cet incident pour avoir l'air des bons parents soucieux de la qualité de vie de ses enfants. En effet, qui peut être contre les bagarres?
La question est toutefois nettement plus complexe, et il existe une nuance entre bataille et violence. Les assauts sauvages (type Jonathan Roy), les coups de bâtons sournois (type Perezoghin) ou toute autre tentative délibérée de blesser (type Patrice Bergeron) devraient être sanctionné lourdement. 20 à 40 matchs me semble un bon début.
Mais les bagarres? Ces ballets organisés entre joueurs consentents? Ces évacuateurs de tension? Et que dire de toute la stratégie qui consiste à les utiliser au bon moment pour fouetter la foule ou les joueurs ? Voyons, est-ce vraiment là que devrait être focalisé toute l'attention médiatique et ministérielle?
Enfin, un règlement de cette nature doit se faire en consortium non seulement avec tout le réseau junior du reste du Canada, mais avec toutes les ligues du continent (incluant la LNH), et possiblement les ligues européennes. Il ne faut pas oublier que la violence commence beaucoup plus tôt que chez les Juniors, et qu'elle s'étend dans la ligue nationale. Où cette dernière repêchera ces «joueurs d'impact», ces «fiers à bras»? Aux États-Unis? Dans le semi-pro? En Russie?
Malheureusement, «l'art de la bagarre» ne se pratique pas, il se vit dans l'action, et fait partie de la culture nord-américaine du hockey.
Prétendre qu'on peut changer ça du jour au lendemain grâce à un coup de baguette magique législatif, c'est vraiment montrer qu'on ne comprend rien aux enjeux l'entourant.
