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Salomon même n'eût dit ni fait mieux
Mais comment peut-on « opérer » cela, ce genre d'approche 'fine', suprêmement subtile, douce et raffinée ? Sûrement pas, en tout cas, au moyen de textes de loi rigides, figés, bétonnés, cimentés. Au contraire. Plutôt, grâce à l'absence de loi (trop) libéralisante, qui aurait pour effet de devoir accéder, comme il est expliqué ici, au «droit» des uns et des autres de mourir. Et donc, logiquement, corollairement, à l'interdit absolu d'obstruer ce droit universel à la mort volontaire, y compris dans certaines situations extrêmes, où pompiers ou policiers, par exemple, empêchent quelqu'un de se suicider. Mais comment donc, alors ? En se bornant à appliquer la loi, quasi toujours ; et à l'«inappliquer», exceptionnellissimement, a posteriori, lorsqu'une enquête fine et sensible, complète et rationnelle, aurait démontré qu'un «aidant»-à-la-mort, quel qu'il soit (fût-il médecin même), n'aurait que fait preuve de la plus élémentaire humanité s'imposant en CE cas, exceptionnellissime, en 'assistant' (positivement) une personne donnée aux fins de sa mort, provoquée ou mi-provoquée, «avancée»/«devancée».
Enfin, pour finir d'illustrer la chose, il n'est que de considérer qu'il n'y a pas que des souffrances physiques pouvant devenir à ce point insupportables pour la personne les éprouvant, qu'il ne lui resterait guère comme «refuge» que la mort, assistée ou non. Il y a aussi certaines souffrances morales ou mentales pouvant atteindre ce niveau d'insupportabilité. Si bien qu'advenant le cas de quelqu'un à l'évidence en un pareil état d'insupportabilité, chronique, inapaisable irrémédiable, on voit mal comment on pourrait «sévir» à l'encontre de quelqu'un qui ne l'aurait «qu»'aider à mettre un terme à cet insupportable, en mettant fin à sa vie, au moyen de quoi seul il/on pouvait y parvenir. Cependant, cela, on ne l'écrit PAS dans une loi. On se borne à l'agir. Après. Après l'avoir constaté. Après l'avoir pensé. En conjuguant les deux sens de « ça n'a pas de bon sens », en appelant et au sens sensibilité et au sens raison.
