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@ M. le chirurgien-dentiste Stéphane Caron

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Pierre Germain
Envoyé Le lundi 31 mars 2008 12:00



Mme Perron écrivait: « Le gouvernement ne finance et ne subventionne absolument rien de tous les investissements qu'un dentiste doit faire pour gérer une clinique. » Possiblement. Mais vos études furent largement subventionnées par celui-ci. Peut-être aimeriez-vous un système comme celui des États-Unis, où le gouvernement ne s'ingère pas dans les affaires des dentistes.

Si tel est le cas, veuillez prendre bonne note que les frais de scolarité sont de 51 420 USD par année pour chacune des quatre années que dure le programme de dentisterie à l'Université de Pennsylvanie. En comptant les autres frais afférents (livres, instruments, laboratoire, etc.), excluant le logement et les repas, cela se chiffre à plus de 65 000 USD par année.

À l'Université du Kentucky, c'est 18 850 USD/an; 45 094 USD/an pour les non résidents de cet état. Plus 5 000 USD/an pour la location d'instruments.

À l'Université de l'Ohio? Environ 20 000 USD/an; et 35 000/an pour les non-résidents.

Etc.

Si l'argument que les services doivent être payés à leur pleine valeur est valable pour une partie, il devrait l'être tout autant pour l'autre. Et je ne suis pas sûr qu'à ce jeu, vous en sortiez gagnant!

Que vous basiez votre juste revenu sur la difficulté des études requises, la complexité de la tâche, le niveau de responsabilité, les heures travaillées, le niveau de stress et les frais d'opérations évalués à leur juste valeur, alors là, je suis d'accord. Mais je crois qu'il est tout à fait inapproprié que vous ameniez certains arguments économiques de libre entreprise, alors que vous êtes en situation de monopole. De plus, il faudrait voir à vous comparer, à l'aide des facteurs énumérés ci-dessus, à d'autres professions. Certains d'entre vous seraient peut-être alors très heureux de ne pas être contrôleur aérien ou encore délégué en bourse (trader sur le parquet).

En terminant, j'aimerais mentionner que M. Couillard a ses torts, et n'est pas impartial dans ses actes. Cependant, le fait de relever ses erreurs ou son double discours ne change rien aux faits objectifs se rapportant à l'objet de cet échange de point de vue.

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