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Normand Desjardins
Envoyé Le vendredi 28 mars 2008 17:00



Je le dis et le répète : "Je reconnais de moins en moins mon Devoir". Il semble que ce journal oublie ses racines et tente désormais bien des percées plus à droite en défendant toujours davantage les ultra-nantis. Après l'absolution du Devoir pour le salaire caché de PM Charest, je me questionne sérieusement.

Comme les autres, j'espère que c'est de l'ironie. 40% des salariés du Québec ne sont pas assez riches pour payer de l'impôt. Mais, nous devrions pleurer sur le sort de professionnels qui adhèrent volontairement aux programmes publics pour bénéficier de l'argent facile de l'État et de la clientèle assurée de ces moins nantis?

Un bel exemple, s'il en faut encore un, d'incohérence de la théorie des PPP - public-privé. Je rêve du jour où toutes ses professions libérales vivant au crochet du système public soient mises devant un véritable choix : Fonctionner comme une vraie entreprise (en assumant risques et financement) OU être carrément au service de l'État comme employés, ex. les infirmières. Quand ces milliers de professionnels, sortis du système public, n'auront que les quelques riches à se partager, ils apprécieront davantage la clientèle captive et nombreuse des gens ordinaires.

Si on augmente le salaire minimum à 25$/heure et qu'on interdit les lois et décrets anti-grèves, je veux bien qu'on augmente aussi l'élite professionnelle, autrement, pfff... Faîtes la ligne comme tout le monde.

Quand nos gouvernements décideront de reprendre le contrôle sur la création de la monnaie des mains des banques privées et que la création de la richesse ne sera plus basé sur l'endettement, le débat sur les finances publiques sera tout autre. Mais d'ici là, tout le monde, riche comme pauvre, devra se contenter de quêter.

Dernier point. Pourquoi les dents, qui font encore partie du corps humain, ne sont pas complètement couvertes par le système d'assurance-maladie pour la classe moyenne? Pour moi, c'est un mystère.

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