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La médiocrité comme modèle de Société...

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Jean Desjardins
Envoyé Le vendredi 28 mars 2008 13:00



Il est clair que vous ironisez joyeusement, monsieur Sansfaçon, et je vous donne raison. Tant qu'à y être, en voici un peu plus...

En effet, pourquoi s'offusquer des demandes de ces élites ainsi que celles de tous les boulimiques de la consommation (ce qui n'est pas l'apanage exclusif de l'élite, d'ailleurs...) quand on choisit la médiocrité dans tant de domaines, comme peuple. Après tout, ce n'est qu'une brique de plus dans l'édifice de la Société libre et individualiste que les Québécois choisissent et défendent contre vents et marées 'ad nauseam'... Au plus fort la poche, non ? C'est pas ça l'idée ?

Un peu plus, un peu moins... Pourquoi pas ?

Quand on choisit la médiocrité comme modèle de Société et que, somme toute, on s'en accommode fort bien, faut être conséquent et ne pas se surprendre que l'élitisme et surtout, le 'lumpenprolétariat' soient si répandus et si valorisés chez les Québécois. Et ce, aussi bien auprès des individus, que des regroupements professionnels, que des syndicats, que des divers groupes de pression et, finalement, auprès de ces gouvernants génétiquement faibles et complaisants !!!

D'ailleurs, parlant de lumpenprolétariat dans notre conscience collective toute québécoise, comment expliquer autrement la remontée soudaine de Jean Charest dans les sondages, à partir du moment où, enfin, il a décidé de ne pas gouverner et de faire du 'sur place', sans faire de vague... Un support providentiel du prolétaire Tartempion, quoi. C'est un tout autre sujet, dirons-nous. Certain ???

Pessimiste et cynique... Eh bien, non. Tout simplement réaliste (ironique, peut-être) et les deux pieds bien plantés 'sur terre'. On a présentement le type de Société qu'on mérite, aussi bien dans ce qu'elle a de meilleur que ce qu'elle comporte de pire.

Pourquoi s'en faire ? On a qu'à 'flusher' les perdants jusqu'à ce que ces derniers se réveillent, un jour... L'apprentissage par la douleur poussé à son meilleur !


Jean Desjardins.

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