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L'accolade racoleuse
Mon père, homme de courage qui a connu les horreurs de la guerre de 39 et s'est évadé d'un camp de prisonniers au risque de sa vie, n'aurait jamais toléré qu'un de ses fils s'en prenne à quiconque sur une patinoire ou dans une ruelle, si ce n'est en état de légitime défense, pour le rouer de coups. Il se serait senti déshonoré. Je n'ose même pas penser comment il aurait réagi s'il m'avait vu frapper un homme déjà par terre à grands coups de poing derrière la tête, ce qui est interdit même dans un sport aussi violent que la boxe à cause des dégâts potentiels qui peuvent être faits au cervelet. Je plains vraiment le jeune Roy dont le père l'envoie sans état d'âme faire de la pâtée avec son adversaire devenu bêtement un « ennemi ». Mais quel type de relation père-fils ont-ils développé, ces deux-là ? Mystère... Quand au gardien agressé, qu'il n'ait osé porter plainte le rend doublement victime. Il avait l'occasion de faire une certaine différence. Il a choisi de respecter les règles du désordre établi. Dommage.
De la Thaïlande : Une recette télé fait florès, et vous la connaissez car voilà un quart de siècle qu'on nous la serine ; c'est l'amalgame de la sainte-Trinité télévisuelle : sexe, sang, suspens si bon pour les cotes d'écoute. Autrefois, l'auteur dosait les ingrédients pour rendre la soupe pas trop indigeste et éviter les scènes trop crues motivées par le seul voyeurisme, et donc appât du gain. Mais c'était du temps où quand il y avait une bagarre durant la soirée du hockey, pour ne pas donner un oeil au beurre noir aux familles réunies autour du petit écran, la caméra tournait son objectif vers les gradins. Tandis qu'aujourd'hui... on repasse tout - prostitution juvénile forcée (bien entendu!) en Thaïlande ou bagarres à poings nus tout aussi forcées sur nos patinoires - mille fois, à heure de grande écoute, à vitesse normale aussi bien qu'au super-ralenti.
