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L'insupportable démesure du «deux poids deux mesures».

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Gerry Pagé
Envoyé Le vendredi 28 mars 2008 10:00



L'insupportable démesure du «deux poids deux mesures».

Le contexte de cette tentative de négociation sur la place publique, opposant les dentistes et le «Cabinet des 8», laisse voir tous les mépris du Titulaire public de la Santé privée, à l'égard des dentistes. Le fait que Philippe Couillard veuille traînasser le tout sur la place publique, ne peut être inspiré que par la provocation, la désinformation et la manipulation de l'opinion publique. Ça sent mauvais. C'est aussi malsain, corrosif et polluant que les traînées que laisse le Commanditaire libéral et supporteur majoritaire Rabaska, entre autres.

Alors que les magistrats ont obtenu et obtiendront encore tout ce qu'ils demandent, par un simple jugement ordonnant à leur employeur complaisant, le Gouvernement, de se soumettre au jugement de «leur Cour» qu'il serait plus juste d'appeler la Basse Cour (de ceux qui se font justice), les dentistes se prendront un décret dans la gueule.

Alors qu'ils avaient pris en otage les étudiants stagiaires, les femmes enceintes et tous les corridorisés de leur suffisance insolente et inhospitalière, les amis médecins spécialistes du ministre médecin spécialiste Philippe Couillard, grâce aux solides gauches du très musclé spécialiste bulldozer Gaétan «Mad Dog» Barrette, ont obtenu ce qu'ils exigeaient (32% d'augmentation salariale) et plus (abris fiscaux et autres gratifications privilégiées), les dentistes sont traînés sur la place publique, accusés de prendre en otage les enfants et les démunis et grossièrement menacés de la crucifixion d'un décret gouvernemental, le 4 avril prochain. Le dictatorial et absolutiste, le cassant et méprisant Maurice Le Noblet Duplessis n'aurait pas fait mieux.

Alors que le cirque pollueur des magnats promoteurs de Rabaska a obtenu l'aval empressé du ministre responsable de la Région de Québec et maintenant que tout le monde sait que ce président de la réplique, en Chambre, a tripoté les résultats des consultations pour en élaguer ce qui ne faisait pas son affaire, pour arriver à ses fins de collusion avec le potentat du pétrole et ses grands maîtres du lobby libéral, à Québec, les dentistes sont frappés des férules et diktats du même autocrate pluriel qui crache les milliards comme les amuseurs de la rue crachent leurs feux et qui a le culot de dire que ces professionnels de la santé ont un revenu considérable, oubliant ou tentant de faire oublier qu'il vient à peine de porter le revenu de ses amis et collègues médecins spécialiste, aux nues de la grossière indécence , en ajout aux sommets irresponsables de notre endettement sociétal.

Alors que l'actuel ménestrel régional n'a rien trouvé de plus urgent, le 25 mars dernier, que de signifier très visiblement son appui au multimillionnaire proprio des Remparts instigateurs de l'agression criminelle sans précédent du 22 mars dernier, à laquelle agression l'entraîneur chef, directeur gérant et copropriétaire, a incité son fils portier et à laquelle son fils portier s'est sauvagement livré, voilà que le même Kid Kodak qui niaise les dentistes, depuis 2003, se déguise en arbitre, se cramponne aux platebandes de l'arène actuellement médiatisée du Colisée Pepsi et s'époumone au sifflet discrétionnaire de son autoritarisme, pour décréter l'envoi massif de ses adversaires dentistes au banc des punitions de son absolutisme hégémoniaque.

Ça sonne tellement faux d'entendre Philippe Couillard glisser les mots «démunis» et «prestataires de l'aide sociale», dans les pompes verbeuses de son habituelle jactance d'aristo parvenu, qu'il faut inscrire le phénomène aux livres de la souvenance collective. Ça sonne tellement creux que ça n'a aucune connotation la moindrement crédible et digne de respect. Bien au contraire, c'est révoltant.

Les négociations opposant le gouvernement aux dentistes, lève définitivement le tapis du lobby libéral qui contrôle les actuels guignols de l'ingouvernance. Tapis sous lequel les libéraux de Jean Charest ont balayé, depuis 2003, tant d'illogismes et d'incongruités, tant d'incohérences et d'absurdités, tant de déficiences et de cynismes, encrassant impunément la notoriété et la crédibilité, l'honorabilité et la respectabilité du politique.

Après «l'insupportable légèreté du bien-être de Kundera», voilà «l'insupportable lourdeur du mal-être de Couillard». Le comportement sélectif et exclusiviste de Philippe Couillard ne laisse rien présager de positif, de constructif et prometteur pour la démocratie citoyenne, au chapitre de l'équité, de l'égalité et de la justice, la même pour tous. Dès les prochaines élections, les électeurs de JEAN TALON auront l'obligation morale et sociale, en plus de mille autres raisons, d'indiquer massivement et de façon on ne peut plus claire, à leur parachuté 2007, la porte de son exit et toutes les bretelles d'accès à l'autoroute 40, en direction du Plateau de sono exil!

Gerry Pagé
Ville de Québec

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