Faute d'euthanasie, Chantal Sébire a pris un barbiturique
Mots clés : barbiturique, euthanasie, Chantal Sébire, santé, Justice, France (pays)
Dijon, France -- Chantal Sébire, une Française de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable au visage et dont le corps sans vie avait été découvert le 19 mars après le refus de sa demande d'euthanasie, a absorbé un barbiturique «à dose mortelle», selon les résultats des analyses révélés hier.
«Les concentrations observées sont de près de trois fois la dose mortelle de ce produit», a-t-il poursuivi.
L'ancienne institutrice, mère de trois enfants, au visage cruellement défiguré par une tumeur incurable, avait été retrouvée morte à son domicile de Plombières-les-Dijon (centre-est) deux jours après le rejet par la justice française de sa demande d'être euthanasiée par l'un de ses médecins.
Elle souffrait depuis 2002 de l'esthesioneuroblastome, une maladie très rare -- 200 cas recensés dans le monde en 20 ans -- qui se développe dans la cavité nasale.
Le cas de Chantal Sébire a relancé en France la question de l'euthanasie active légale, pratiquée aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse.
En France, une loi de 2005 instaure, dans certains cas, une sorte de droit au «laisser mourir» par l'arrêt de tout traitement, mais elle ne permet pas aux médecins de pratiquer une euthanasie active.

