L'anglais est devenu la langue universelle de communication et la France semble se ficher éperdument de l'avenir du français. D'ailleurs la dernière fois que je suis allé à Paris en 2005, on me parlait anglais lorsqu'on entendait mon accent québécois. L'Afrique francophone bascule dans le camp de l'anglais par la force des choses (vu que c'est la langue de l'Empire). Le Québec semble un des derniers bastions du français probablement parce qu'on y sent la menace à l'identité d'une manière beaucoup plus directe. Ici, dans le nord de l'Amérique du Nord, la langue de la majorité est l'anglais, point. Un immigrant qui arrive au Canada, en Amérique du Nord et qui parle une autre langue que le français va nécessairement se tourner vers l'anglais, lingua franca internationale, s'ils décident de parler une autre langue que leur langue maternelle. Il y a des ghettos au Canada où la langue première est autre que le français ou l'anglais, comme le punjabi, le cantonais ou le mandarin etc.
Donc, à moins d'efforts concertés de la francophonie dans son ensemble, il ne fait pas de doute qu'à long terme elle est menacée de devenir marginale et folklorique. Il ne faut pas blâmer les cousins français qui viennent au Québec (Canada) pour étudier en anglais; ils sont prévoyants et ils voient le Canada tel qu'il est, un pays dominé par l'anglophonie, comme les États-Unis et, en devenir, le reste du monde. Les francophones vivant dans le ROC peuvent vous en parler ad nauseam!