Il y a quelques semaines, une dame m'a adressé la parole en anglais dans l'autobus. Après lui avoir dit deux fois "pardon", j'ai été plus clair: "En français, s'il vous plaît." Alors, elle et un homme assis près de nous se sont mis à m'engueuler vertement, et en anglais, me traitant de cockroach to be stepped on, me demandant comment je pouvais savoir que cette dame n'était pas Juive ou Italienne (càd Anglaise, dois-je comprendre, alors que j'aurais pu moi-même être un touriste français, non?). Ça m'a un peu secoué, mais ce n'était pas si différent du message que je ressens chaque jour au centre-ville ou à Côte-des-Neiges. Le but de la Charte de faire du français la langue normale de communication au Québec est loin d'être atteint. Je dirais même qu'on s'en éloigne.