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L'esprit... des lois

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Gilles Théberge
Envoyé Le jeudi 27 mars 2008 06:00



Nul besoin de hurler dites-vous. J'en conviens. Mais compte tenu de la tiédeur manifesté par le gouvernement qui jovialise sans vergogne dans toutes les décisions qu'il prend en cette matière, la dernière loufoquerie étant le plan d'action de Christine St-Pierre à propos de la francisation des petites entreprises, il y a lieu d'être inquiet.

Bien entendu les français à Mc Gill ne vont pas se transformer en anglos Saxons. Mais come vous le mentionez, l'esprit de la loi ce n'est certainement pas de faire financer des études universitaires en anglais par les québécois.

Le problème est diférent toutefois en e qui a trait à la scolarisation des petits enfants dont la perspective fait manifestement saliver un certain nombre de québécois francophones, qui ne font pas la différence entre l'enrichissement culturel par l'apprentissag d'une autre langue, et l'asservissement culturel que provoque inévitablement la scolarisation complète de jeunes enfants,
et dont les références culturelles en bout de processus, seront essentiellement angloaméricaines.

Il y a aussi une question de cohérence. Il faut savoir clairement ce que l'on veut. Est-ce que oui ou merde on veut que s'épanouisse notre singularité ? Si la réponse est oui, il faut l'affirmer, et les gestes conséquents doivent être posés.

Autrement à quoi ça sert de s'affirmer comme francophones, et de se contenter de hausser les épaules, à chaque fois qu'une brèche béante est créée dans le contrat social qui lie le peuple à ses institutions ?

C'est sans relâche que les Taylor et compagnie combattent les lois du QUébec...

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