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Le Québec se saborde méthodiquement

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Christian Tallon (christiantallon@hotmail.com)
Envoyé Le mercredi 26 mars 2008 16:00



Je ne vois pas d'exemple dans l'histoire d'une nation qui ait pu durablement durer et être elle même sans parler sa langue. En Europe, les peuples morts entre 1900 et 2000 se comptent par dizaines. La seule exception est peut-être l'Irlande. Même la Catalogne (l'ancien Aragon) ne veut plus parler castillan. Si le Québec veut suivre cette voie, qu'il le fasse, s'il veut en plus payer de sa poche pour se faire acculturer, pourquoi pas, mais qu'il ne se mente pas en parlant d"assemblée nationale" de "premier ministre". Le Québec n'est pas un Etat et n'a pas envie manifestement de le devenir. Arretez de vous mentir à vous-même ! Vous avez pris le chemin de la décadence culturelle! Les fastes du 400ème anniversaire de Québec seronty le chant du cygne de ce peuple. C'est très dommage mais nul n'en est responsable que vous-même. La Loi 101 était un début. Il appartenait à VOTRE génération de la compléter.

La liberté individuelle, comme la liberté religieuse sont des affaires respectables et privées. Mais l'école n'est pas une affaire privée : elle est le ciment de la Nation. Il est évident qu'il n'y a pas de nation québécoise immaginable en dehors du français. Je défie quiconque de prétendre le contraire arguments sérieux à l'appui. Dans un Etat respectueux de ses lois, une telle campagne d'affichage serait interdite en 48 heures et ses commanditaires punis sévèrement. Les anglophones ont le choix au Québec entre apprendre la "lingua franca" française sur la place publique (en parlant anglais à la maison autant qu'ils le veulent) ou de partir dans le vaste monde anglophone. Il sera toujours bien assez grand !!!
Il n'y a pas eu que je sache de pologne parlant russe ou allemand, de Lettonie russe, de Slovaquie hongroise, même d'Algérie arabe-française. La déculturation n'a jamais fait survire et surtout s'épanouir un peuple. Vos ministres de l'éducation, s'ils sont de bonne foi, n'ont rien compris aux intérêts de leur peuple. Ils seront jugés par l'histoire !

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