Depuis 1979, les programmes de français sortent des ateliers de conception du ministère alors qu'ils n'ont pas été sérieusement et systématiquement expérimentés dans des vraies classes et des vraies écoles. Les ministres ont été en bonne partie responsables de cette situation désastreuse. À vouloir des résultats « électoralisants », ils ou elles ont court-circuiter les mises à l'essai. La ministre Courchesne court le même risque. Elle devrait sans doute consulter madame Lucienne Robillard, qui sait d'expérience où mène les réformes accélérées de l'enseignement du français.
Roland Berger
St-Thomas, Ontario