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Sauvageries primitives.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mardi 25 mars 2008 12:00



Ces sauvageries signées Roy, père et fils, barbaries qui en font malheureusement rigoler et saliver plus d'un sensationnaliste voyeuriste, sont aussi timbrées LHJMQ. J'ai très bien connu l'actuel commissaire Gilles Courteau, alors que j'étais directeur pédagogique des Remparts, à l'époque où Maître Marcel Aubut était le patron et Gilles Courteau, le directeur gérant des Remparts. Je ne crois surtout pas que Gilles Courteau va oser affronter les millionnaires qui ont installé leurs quartiers généraux au Colisée de Québec. C'est tout à fait dans son style que de retarder et surtout de consulter Patrick Roy!

La fatwa hockeyeuse boumasse a son Kremlin et ses dépendances, les petits bastions de la LHJMQ. La loi de la complaisante jactance, des restrictions verbales et des silences complices y prévaut. Le «farme ta yueule» est le premier commandement auquel doivent s'en tenir les ronds de cuir du bureau du Commissaire et de la loggia des 18 Gouverneurs, dans la LHJMQ, cette ligue malheureusement devenue une fratrie de «hockey boum» dont l'objectif terminal est de remplir les arènes de consommateurs de hot-dogs, de bières, de poutines, de bagarres et de violences sanguinaires. Les bagarreurs et crâneurs adulés doivent quitter ces arènes, sous escorte policière serrée. Ce hockey tiers-mondiste n'a pas sa place chez les civilisés. À quoi de sportif et d'intelligent doit-on s'attendre, quand un entraîneur aussi débilitant que Patrick Roy dirige une majorité de mineurs qui ont devant eux un intronisé aux niches du Panthéon du Hockey Professionnel, alors que ces petits divino et crâneurs ainsi que leurs parents rêvent aux millions que se voient octroyer les musclés les moins articulés, les moins éduqués, les moins scolarisés du Québec?

Ne serait-il pas vivement apprécié d'entendre ce qu'en pensent Monsieur Jean Béliveau, Monsieur Ken Dryden et certains autres «Grands» qui ont contribué au maintien des acquis positifs de ce sport national. Ne serait-il pas tout aussi intéressant qu'utile, que Gilles Courteau et les 18 Gouverneurs de la LHJMQ soient expressément convoqués à une séance publique d'enquête exploratoire, comme en tient le CRTC, portant sur la violence, les orgies et sauvageries institutionnalisées, portant sur la suffisance que les pions et tartempions du palet s'autorisent ainsi que le libertinage et les goujateries qu'ils confondent avec droits et libertés? Une séance publique, présidée, en direct et devant caméras, par la Ministre québécoise du Sport, des Loisirs et de l'Éducation. De son c^té, le Ministère de la Sécurité publique ne devra-t-il pas inclure les Remparts de Québec et certaines autres équipes de la LHJMQ à l'agenda de l'affectation et de la distribution des allocations fédérales et provinciales devant contrer les agissements des gangs de rue et de tout autre chiendent qui tient à la culture de la rue.

Ajoutant l'insulte à l'injure, ajoutant l'arrogance creuse à la violence ténébreusement guerroyeuse de la veille, le feu d'artifice du «baragouinages verbeux et sulfureux» de l'agresseur et frondeur Jonathan Roy fut un sommet du ridicule consommé. L'insolence du king et du kid de la palette n'ont dont pas de limites. Primo, dans une montée du paraître et du faire valoir qui caractérisent le paternel, le fils n'a présenté aucune «eSSScuse» à Boby Nadeau, la victime de l'hystérie sauvage de ce pistonné dont le carbure tient de la culture de la rue. Il ne fallait surtout pas s'y attendre, d'ailleurs. Secundo, quelqu'un aurait dû alphabétiser ce jeune ignare, avant qu'il ne se livre au vaudeville de son arrogance, la tenue de sa feuille, toutefois et «dieux merci», l'empêchant d'activer et d'exercer les deux majeurs musclés du doigté bassement déshonorant de sa chétive éducation et de sa déficience langagière.

À voir évoluer l'étalage de cette truanderie, le Ministère du Sport devrait être saisi d'une pétition lui demandant de prohiber la violence et l'incitation à la violence, sous toutes ses formes, dans la pratique du hockey des ligues majeures et mineures.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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