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Deux poids, deux mesures, aucun courage

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Pierre Germain
Envoyé Le mardi 25 mars 2008 10:00



Si j'agressais à coups de poings quelqu'un dans la rue, je crois bien que des accusations criminelles seraient portées contre moi. Qu'est-ce qui fait qu'un joueur de hockey puisse en faire autant sans qu'il n'y ait aucune conséquence judiciaire? Je dis que si la Couronne ne dépose aucune accusation criminelle contre Jonathan Roy, alors en toute logique chacun au Canada à droit d'assaillir à coups de poings quelqu'un d'autre.

Je rappelle l'article 265 du Code criminel du Canada:

Commet des voies de fait, ou se livre à une attaque ou une agression, quiconque, selon le cas :

a) d'une manière intentionnelle, emploie la force, directement ou indirectement, contre une autre personne sans son consentement [...].

Et l'article 266 poursuit:

Quiconque commet des voies de fait est coupable :

a) soit d'un acte criminel et passible d'un emprisonnement maximal de cinq ans;

b) soit d'une infraction punissable sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire.

Y a-t-il deux justices? Une quand de l'argent est en jeu, et une poue les autres cas? Une pour le sport, et une pour les autres cas? Une quand l'assaillant est connu ou le fils de quelqu'un de connu, et une dans les autres cas?

La preuve sur vidéo est claire: il y a eu agression, et l'autre gardien de but a fait ce qu'il a pu pour ne pas engager la bataille. Il est difficilement réfutable que cet autre gardien de but ne consentait pas à cette attaque. Si la Couronne décide de ne rien faire, la crédibilité de la justice en sera d'autant affaiblie, i.e. la subordination de la justice à d'autres intérêts.

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