Télévision - TV5 Monde serait un partenaire de France Monde et non une filiale

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AFP
Édition du samedi 22 et du dimanche 23 mars 2008

Mots clés : France Monde, TV5 Monde, Média, France (pays)

Paris -- France Monde, la nouvelle holding coiffant l'audiovisuel extérieur français, en passe d'être créée, aurait pour filiales RFI et France 24 mais la chaîne francophone TV5 Monde serait un «partenaire à part entière», selon une information parue hier dans le journal Les Échos.

«Cette chaîne ne peut être traitée de la même façon que RFI et France 24, filiales de France Monde, mais comme un partenaire à part entière», selon un plan présenté par la France aux partenaires francophones de TV5 Monde (Suisse, Belgique, Canada et Québec), qui se sont réunis mardi et mercredi, et cité par le quotidien économique.

Face à l'inquiétude des partenaires de TV5 Monde, qui redoutent que cette chaîne multinationale ne devienne uniquement «la voix de la France», la France aurait fait un signe d'ouverture en proposant à Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de devenir administrateur de la holding, croient savoir Les Échos.

Mais selon une source proche du dossier interrogée par l'AFP, cette nomination ne se fera pas.

Jeudi, lors de la journée mondiale de la francophonie à Paris, le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il «discuterait» avec les partenaires francophones «pour les associer jusqu'à ce qu'on trouve un consensus et qu'on crée une nouvelle marque, France Monde, pour que chacun puisse s'appuyer sur le réseau de l'autre, et qu'on soit plus visible».

Toujours selon Les Échos, la nouvelle holding devrait être créée «d'ici début avril».

Le capital de TV5 Monde sera «profondément modifié», mais France Monde ne sera pas majoritaire. Les participations détenues par France Télévisions, Arte et l'INA (66,5 %) seraient «diluées» à 17,5 %. Les partenaires francophones verraient leur participation maintenue à un tiers du capital et France Monde en détiendrait 49 %.

Alain de Pouzilhac, à la tête de France Monde, serait le p.-d.g. des trois sociétés, tandis que Christine Ockrent deviendrait directrice générale de RFI et France 24, et administratrice de TV5 Monde sans pour autant diriger la chaîne francophone. La France aurait en effet accepté qu'un non-Français soit nommé directeur général de la chaîne.

À l'issue d'une réunion à la présidence, les syndicats de RFI se sont dit «plus inquiets que jamais» et ont indiqué n'avoir obtenu «aucune garantie», notamment sur le maintien des emplois.

«La seule ambition de cette réforme est de faire des économies», estiment dans un communiqué les syndicats de la radio.


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