Une fortune de 1,5 million à gérer: quelles sont les avenues?
Mots clés : FERR, Investissement, Économie, Canada (Pays)
Je demande vos conseils sur le point suivant: ayant une fortune d'à peu près 1,5 million de dollars, dont 700 000 $ sont dans un FERR, comment décider s'il est mieux de continuer à payer à un courtier des commissions sur chaque vente ou achat (1-2 %) ou de faire affaire avec une banque privée qui me demanderait des frais de gestion de 1 à 2 % par année sur la totalité de mon portefeuille? Je dois avouer ne pas voir l'intérêt de changer pour le dernier système, bien que cette banque me fasse miroiter des rendements plus excitants! Merci pour vos commentaires. - N. C.
Des périodes de crise comme celle que nous traversons actuellement s'avèrent de merveilleuses périodes pour accumuler graduellement à rabais (étaler votre programme d'achat sur un an et demi) sur faiblesse des cours les actions de huit grandes entreprises vous permettant de participer à cinq secteurs clés de notre économie.
Cela dit, lorsque vous possédez une telle fortune, d'autres avenues s'offrent à vous, dont celle de la gestion privée. La plupart des banques et institutions financières offrent un tel service de gestion privée. La Banque Nationale le fait par l'entremise de sa filiale Natcan, la Banque de commerce par Talvest, etc.
Il existe également des firmes de gestion privée indépendantes, dont la plus réputée est probablement Jarislowsky Fraser ltée. Patrimoine Dundee, Montrusco Bolton, Landry Morin sont d'autres firmes de gestion privée indépendantes.
À vous de rencontrer les conseillers de quelques-unes de ces firmes et de vous enquérir des divers services offerts et de leurs frais, qui consistent à un pourcentage de la valeur du portefeuille sous gestion. Demandez également à ces conseillers qu'ils vous fournissent leur classement accordé par une firme d'évaluation indépendante de leur performance sur une période de trois, cinq et dix ans. Des firmes d'évaluation indépendantes classent les gestionnaires en fonction de leur rendement relatif à celui de leurs concurrents. C'est ainsi que les meilleurs se retrouvent régulièrement dans le premier quartile, les pires dans le quatrième quartile.
Notez que, même si vous retenez les services d'un gestionnaire privé, je vous conseille de construire vous-même un petit portefeuille de 100 000 $ à 150 000 $ en vous inspirant de ce que fait votre gestionnaire et du contenu d'une bonne lettre financière. Essayez de le faire sans trop calquer les positions de votre gestionnaire. Vous apprendrez ainsi sans encourir trop de risques les rouages du monde du placement et développerez du coup votre esprit critique envers ce que font et proposeront vos conseillers.
Des déductions qui se valent?
Ma question porte sur une stratégie à adopter pour mes cotisations REER. J'ai 29 ans et mon REER s'élève aujourd'hui à 35 000 $. Je suis également propriétaire de logements locatifs, dont un duplex que j'occupe à 50 % et qui aurait besoin d'importantes rénovations. J'occupe un emploi rémunéré à 75 000 $ par année, dont 6 % sont prélevés automatiquement pour le régime de retraite. À la fin de mon contrat dans quatre ans, une prime de départ de 55 000 $ me sera versée, en plus du remboursement de mes contributions au régime de retraite, que je pourrai transférer directement à un REER. Je me demande donc si je n'aurais pas avantage à interrompre les cotisations maximales annuelles que je verse en ce moment à mon REER pour les accumuler en prévision de la prime qui me sera versée dans quelques années et qui engendrera un important revenu annuel ponctuel. L'autre option que j'entrevois serait de continuer à cotiser à mon REER le maximum autorisé et de me servir de la prime pour effectuer des travaux sur mon duplex, dont les frais seraient déductibles d'impôt. Quelle serait selon vous la meilleure approche? - R. C.
Dans votre cas, vu votre salaire et votre taux marginal d'impôt élevés, les déductions se valent, qu'elles viennent de la cotisation annuelle au REER ou de dépenses de rénovation se soldant par un déficit d'exploitation déductible de votre revenu imposable.
La seule différence: le temps. La meilleure avenue sera celle vous permettant de profiter des déductions le plus vite possible. Cette avenue est celle selon laquelle vous continuez à cotiser chaque année le maximum permis à votre REER. Puis, dans l'année de la fin de votre contrat, vous verrez à engager les dépenses de rénovation pour votre duplex. Ces dépenses, si elles sont suffisamment élevées, se solderont par un déficit d'exploitation du duplex dont la proportion attribuable à la partie louée de l'immeuble sera déductible de votre revenu imposable qui, à ce moment-là, sera constitué de votre prime de départ.
Une mise en garde: les dépenses de rénovation doivent appartenir à la catégorie de dépenses pouvant être comptabilisées dans l'année où elles sont engagées et non à celle des dépenses devant être capitalisées (elles viennent alors majorer le coût fiscal de votre propriété). Sur ce sujet, je vous invite à consulter le site Web de l'Agence de Revenu Canada à l'adresse suivante: www.cra-arc.gc.ca/tax/business/topics/rental/curcap-f.html.
Enfin, assurez-vous que les dépenses faites se traduiront à terme par une hausse des revenus de location de la propriété.
Site Web pour résultats financiers et bilan des entreprises
Pouvez-vous me suggérer un site où on donne le bilan ou les états de revenu d'une entreprise cotée en Bourse? - Michel
Le site par excellence est Sedar.com. Toutes les entreprises ayant des actions cotées à la Bourse doivent fournir à Sedar.com leurs résultats financiers trimestriels et annuels sur support numérisé.
Autre source: les sites Web des entreprises elles-mêmes. La plupart d'entre elles ont maintenant un site Web où, sous la rubrique Investisseurs, vous trouverez tous les communiqués de presse et rapports financiers utiles.
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cchiasson@proplacement.qc.ca
Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
Vos réactions
Grosse misère! - par Marc Lavallée
Le dimanche 23 mars 2008 11:00

