... rien ne va plus
Mots clés : David Cross, Woody Harrelson, The Grand, Cinéma, États-Unis (pays)

Herzog apparaît comme acteur dans The Grand, incarnant «l'Allemand», personnage à la fois sinistre et philosophe. «Il n'y a pas d'ironie à Vegas, dira-t-il. On perd ou on gagne.» Mais il aurait mieux fait d'intervenir plus souvent. Les phrases-chocs manquent ici.
Film choral à six personnages, à la fois paumés et joueurs, qui disputeront un grand tournoi de poker, The Grand donne avant tout la vedette à Woody Harrelson en One Eyed Jack Faro, qui espère sauver le casino de son défunt grand-père en remportant la cagnotte. David Cross, Dennis Farina, Cheryl Hines, Richard Kind et Chris Parnell incarnent d'autres figures de l'Amérique profonde, guère très allumées, avec flash-back sur la vie de chaque personnage. Les dialogues improvisés ne volent pas haut, la mise en scène a plus à voir avec un jeu télévisuel s'allumant aux décors clinquants de Las Vegas qu'avec une oeuvre de cinéma.
Seul Harrelson, à travers une vulgarité assumée et joyeuse, parvient à donner substance à son personnage. Il y a des pistes intéressantes: comme ces deux commentateurs du tournoi qui évaluent la main des joueurs, mais The Grand sent l'improvisation à plein nez. Si les acteurs ont manifestement pris plaisir à jouer les gamblers en disputant une vraie partie sans trucages, le spectateur a l'impression d'être égaré dans une série B qui tente de s'élever au second degré sans vraiment y parvenir.
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The Grand
Réalisation: Zak Penn. Scénario: Zak Penn et Matt Bierman. Avec Woody Harrelson, David Cross, Dennis Farina, Cheryl Hines, Richard Kind, Chris Parnell, Werner Herzog. Image: Anthony Hardwick. Montage: Abby Schwarzwalder. Musique: Stephen Frankel.
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