Vos réactions

La Loi 101 n'arrive pas à percer le ghetto anglo

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

jacques noel
Envoyé Le vendredi 21 mars 2008 12:00



Lors de l'adoption de la Loi 101 en 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec; un tiers seulement était bilingue. Aujourd'hui, les Anglos sont tombés à 7% et les deux-tiers sont bilingues. Comment peut-on se retrouver avec une crise linguistique alors que les Anglos unilingues ne font plus que 3% de la population du Québec?

C'est que depuis le % d'allophones a bondi à 12% dont le tiers ne parle pas un mot de français. Mais comment expliquer que l'on connaisse quand même une crise linguistique si 93% de la population québécoise parle français?

C'est que ce 7% représente quand même plus d'un demi-million de personnes, contentrées en plein coeur de la métropole, dans un rayon de 10k autour de l'Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d'écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais!), trois grands hopitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville, le Québec et le Canada, ce demi-million d'irréductibles peut vivre sans aucun problème en anglais.

Chaque jour ils sont en contact avec le million de francophones montréalais qui eux sont bilingues aux deux-tiers. Quelle est la langue commune publique entre ces Montréalais et les Chinois, Coréens, Indiens, Tamouls, Pakistanais, Iraquiens, Iraniens, Turques, Bulgares, Russes, Polonais, Égyptiens, Mexicans, Jamaicains et...Anglos unilingues de Montréal? L'ANGLAIS!

Tant et aussi longtemps qu'on leur offrira des services publiques en anglais, ils continueront de refuser d'apprendre le français. Pas caves eux autres... Pourquoi se mêler aux autochtones lorsqu'on est si ben dans le ghetto anglo?

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com