Vos réactions

« Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus »

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Denis Beaulé
Envoyé Le vendredi 21 mars 2008 11:00



« L'aide de dernier recours est un droit, certes, mais celui-ci comporte l'obligation de tout faire pour s'en libérer quand on possède la capacité physique et mentale d'agir ». Exact. « Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus » (2 Th 3, 10)
Si quelqu'un ne VEUT pas travailler, non s'il ne PEUT pas. Ou si on ne veut pas le faire ou le laisser travailler, ou encore si on ne veut pas le rémunérer pour ce qu'il fait... Car « l'ouvrier mérite [aussi] son salaire ». Or, il est plein de travail, aussi valable qu'utile ou valeureux, non payé à ses ouvriers. Pendant qu'il se fait plein de travail, pendant qu'existent plein de «travailleurs» rémunérés, qui ne devraient pas l'être ou qui devraient l'être moins, et ce au détriment d'autres ne l'étant point, soit parce que ce qui est fait n'est pas véritablement utile à la communauté, soit parce que c'est par trop médiocre ou parce que c'est carrément contre-productif.

Il y a donc nécessité de reconnaissance, d'une part, de tout apport, utile ou positif, de chacun ; et, d'autre part, obligation morale ou sociale de rémunération de cet apport pour ce qu'il vaut ou mérite, par l'effort et le labeur constructifs, féconds, «productifs» qui sont siens.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com