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Mes sources, mes sources ? z'êtes pas capable de faire vos recherches ?

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Dominic Pageau
Envoyé Le jeudi 20 mars 2008 16:00




Un peu d'AUTO nomie, ça fat pas de tors.

Le pourcentage de CO2 dans l'air actuellement n'est pas un secret pour personne, mais si ça peut aider votre culture générale voici une citation de wikipedia, qui est bon quand on parle de données brutes, mais qui laisse à désirer coté analyse, tout comme la science populaire : « Carbon dioxide content in fresh air varies between 0.03% (300 ppm) and 0.06% (600 ppm), depending on the location »

http://en.wikipedia.org/wiki/Carbon_dioxide

Coté variation dans le temps du CO2, monsieur Jean-Paul Gosselin nous écris, et c'est ce qui est reconnu, qu'il y avait 280 ppm de CO2 dans l'air avant l'industrialisation. Maintenant la moyenne serait de 360 ppm, donc une hausse de 80 ppm sur 280, ce qui fait une hausse de 28,5% du taux de CO2 qui serait dû à l'homme, j'avais parlé du tiers, c'est à dire 33%, on ne m'accusera de réduire quoi que ce soit. Donc, selon ces chiffres, si l'homme diminuait ses émissions de GES de 50%, ce qui est rêver en couleur (en passant, on expire 4,5 % de plus de CO2 qu'on en aspire, l'homme est vraiment responsable du réchauffement climatique ), il y aurait une baisse du taux de CO2 atmosphérique de moins de 15% et on serait encore au dessus du taux de l'ère pré industrielle mentionné par Jean-Paul Gosselin. Mais bon, ce que raconte monsieur Gosselin, c'est de la poudre aux yeux.

Ma citation de Wikipedia n'est pas innocente, elle en dit des affaires en si peu de mots. LE TAUX DE CO2 VARIE D'UN ENDROIT À L'AUTRE. Entre 300 et 600 ppm. Donc, est-ce qu'une mesure à un endroit est un indicateur du taux de CO2 global ? La réponse est non. Sur quoi on se base pour dire que vers 1800 il y avait environ 280 ppm de CO2 dans l'air ? Sur les forages de Vostok en Antarctique, encore là, on parle d'une mesure locale et qui fortement remise en question. Le taux de CO2 tiré des glaces diffère de celui tiré des fossiles, on note des variations plus grandes dans les fossiles, c'est à dire des hausses et des baisses plus prononcées. De plus, la glace ne fige pas la bulle d'air emprisonnée, il y a toujours des interactions chimiques à l'intérieur et la glace n'est pas une prison étanche pour l'air. Mais je reconnais qu'on peut quand même tiré de quoi des mesures de Vostok, mais comme le démontre Jan Veiser professeur de géochimie au département des sciences de la terre à l'université d'Ottawa dans
Veizer J. (2005), Celestial climate driver: A perspective from four billion years of the carbon cycle, publié dans Geoscience Canada

http://findarticles.com/p/articles/mi_m0QQS/is_1_32/ai_n13670777

Si il y a un liens à faire entre le CO2 et la température qui fait varier le taux de CO2 et non l'inverse. On le voit ici dans un relevé tiré de Vostok :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/77/Vostok_420ky_4curves_insolation.jpg

Mais dans la même étude, monsieur Veiser démontre que le liens s'atténue énormément quand on regarde les données sur une plus petite échelle de temps, on parle ici de 500 millions d'années. Mais bon, comme je dis, ça vaut pas grand chose, l'échantillon de Vostok ne peut que nous donner une idée de ce qui s'est passé à Vostok et non sur la planète.

En passant, il n'y a pas de liens entre température et émission humaine entre 1900 et 1970

On a qu'a consulter ces graphiques sur les émissions humaines de GES

http://cdiac.ornl.gov/trends/emis/graphics/global.total.gif
http://cdiac.ornl.gov/trends/emis/graphics/global.percap.gif

et celui de la température moyenne globale

http://www.ncdc.noaa.gov/img/climate/research/2005/ann/global-blended-temp-pg.gif

Pour voir que l'hypothèse des émissions humaines est bien fragile, on ajoute à ça les mesures de CO2 prisent dans la première moitié du 20 ième siècle et répertoriées par BECK en 2007
http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2_supp.htm
pour voir qu'en 1900 le taux de CO2 était semblable à celui d'aujourd'hui, il a grimpé fortement entre 1935 jusqu'à 1942 jusqu'à 410 ppm pour redescendre à 320 en 1950, pourtant, on a commencé à émettre massivement des GES en 1945 après les deuxième guerre, bref, les émissions humaines semblent avoir un impact fort limité sur le taux de GES dans l'air. Par contre, il est reconnu que plus l'eau est chaude, moins l'océan est soluble au CO2, donc les océans dissolvent moins de CO2 ( http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/RD/SVT/..%5CSVT%5CBCOM%5CBCom09%5CBCom09.pdf ) , ce qui veut dire que la température de l'eau a un impact non négligeable sur le taux de CO2, quand il se réchauffe, il émet du CO2. Il y a beaucoup d'autres mécanismes de régulation du taux de CO2 et le tout est mal compris et faussement décris par le GIEC avec ses taux de persistances dans l'air du CO2 astronomique.

Et pour finir, comme le CO2 compose que 0,03% de l'atmosphère, qu'il est un gaz à effet des plus médiocres(Un forçage radiatif de 1 selon le GIEC), que l'impact de l'homme sur le taux de CO2 contenu dans l'air est plutot obscure et comme l'effet du CO2 sur la température moyenne ne semble pas concordé avec la thèse des GES émis par l'homme, je peux me permettre de dire qu'une taxe sur le carbone ou un système d'échange de carbone n'est rien d'autre qu'un combat contre des moulins à vent. Même en acceptant la thèse anthropique. Pourquoi ? Parce qu'un retour aux émissions d'avant 1990 va certes faire diminuer les émissions des pays industrialisés, mais les pays dit en voie de développement vont en émettre de plus en plus, ce qui fait que le taux de total de CO2 dans l'air ne diminuera pas. Selon la vision un peu moins alarmiste, l'homme à un impact très limité sur la température globale et le taux global de CO2 dans l'air. Chiffre à l'appuis et relevé historique à l'appuis. Des sources, je peux en fournir des milliers, monsieur Trudel en fournit plusieurs, je viens d'en donner d'autres et ce n'est qu'un échantillon, c'est inutile d'écrire un roman, c'est d'ailleurs pourquoi mon premier message était bref et écrit sur le coin d'une table.

Monsieur Desautels, à une autre époque, vous seriez celui qui aurait cru que la terre était plate, et vous auriez traité ceux qui disaient le contraire d'hérétique. Et un peu de recherches au lieu de se vautrer dans l'ignorance diffusée par nos médias, ça fat pas de tors !

Bonne journée !

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