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et les monoparentales ?
Il est parfois assez difficile de "concilier" en solo travail-famille si le revenu offert est minimal et que la petite pension alimentaire permise rentre au compte-gouttes ou pas du tout.
C'est fou mais c'est la réalité, le stress engendré par la précarité rend souvent malade ou simplement moins apte à se nourrir convenablement et la dégringolade morale s'en suit.
Les yeux cernés par l'anxiété et l'estime au minimum n'aident pas à se rendre à une entrevue sans compter les petites dépenses pour y aller, se présenter, faire garder etc.
pour dire : Bonjour, j'existe et je suis la candidate idéale.
Je commence à peine à sortir du "bonheur social" pour devenir travailleur autonome et déjà je calcule mes sous en prévision du fait qu'il y aura sans doute absence de pension pour ma fille, une assurance-médicament pour une maladie due au stress et que je porterais toute ma vie en plus des dépenses plus lourdes pour ma fille pré-adolescente. Une récession annoncée en bonus. Bref, je suis heureuse de redevenir une "citoyenne normale" peu à peu et d'avoir tenu le coup en montant mon projet peu à peu en élevant ma fille. La petite misère est parfois une bonne école pour braver la vie et l'apprécier à sa juste valeur.
La cour des miracles quoi ! Il y a des chômeurs chroniques oui mais il y a aussi ceux et celles qui naviguent du mieux qu'ils peuvent et s'isolent immanquablement faute de moyens raisonnables pour s'en sortir. Entre une pinte de lait et un billet d'autobus pour une entrevue pour un emploi précaire. On finit par marcher 2 heures et acheter la pinte au retour.
La vie sociale oubliez ça quand vous êtes un ou une bs sauf du bénévolat où on a l'impression d'exister pour quelques heures.
Une petite sortie, le budget explose et le réseau social s'effrite de plus en plus.
Souvent les chiffres sont faussés. Un emploi à temps partiel au salaire minimum et sans avantages sociaux n'est pas à mon avis une vraie job !
Marie-Claude Leclerc
