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2 minorités absolument incomparables!
À la QESBA, le directeur général David Birnbaum a expliqué hier que c'est après «mûre réflexion» que la décision a été prise d'appuyer le recours et même d'intervenir devant le tribunal. Selon lui, les «commissions scolaires minoritaires» de francophones, en Acadie et dans le reste du Canada, ont déjà financé des recours semblables devant les tribunaux.
Monsieur David Birbaum compare la situation des français hors Québec avec celle des anglophones d'ici qui ont toujours eu leur propres institutions en plus d'être servis dans leur propre langue. Et, on a qu'à regarder les archives pour se rappeler combien le visage de Montréal était anglais avant la loi 101! Comme si les pauvres anglophones faisaient pitié!!! Et, pour les parents francophones qui souhaitent que leur enfants maîtrisent l'anglais, ne savent-il pas qu'il y a moyen de le faire sans aller nécessairement à l'école anglaise? Beaucoup d'entre nous sommes devenus bilingues avec les cours de qualité offerts dans nos propres instuitutions francophones et bien entendu la pratique sur le terrain. Vous ouvrez un débat qui risque de nous faire rétrograder une fois de trop, au péril de nos acquis, en affaiblissant ce qui reste de la loi 101 charcutée par les tribunaux dont les juges sont nommés par le fédéral. BELLE DÉMOCRATIE! Rien n'est comparable entre les deux minorités linguistiques! Nous sommes environ 2% de francophones en Amérique du Nord dans une mer d'anglophones. Ceux du Québec ont un traitement royal incomparable à notre minorité francophone hors-Québec! Non, ce qui ennuie davantage les anglophones, c'est leur statut MINORITAIRE au Québec.Ils ne peuvent le supporter! Donc ils tentent de diviser pour mieux régner, et le pire, ça fonctionne...
De notre côté, nous subissons encore les répercussions du rapatriement unilatéral de la constitution de P-E.Trudeau avec sa charte des droits et libertés canadienne donnant priorité aux droits individuels sur ceux de notre collectivité. Conséquences de cette charte, les québécois ne sont plus un des deux peuples fondateurs mais une autre minorité au Canada. Depuis cet acte unilatéral et dictatorial de PET, jamais approuvé par aucun gouvernement québécois de quelque allégeance politique que ce soit car diminuant les pouvoirs du Québec, nous subissons les répercussions qui nous sont néfastes. Parlons-en puisque c'est là que se trouve l'injustice cautionnée par les tribunaux canadiens! Et voilà que cela continue! Soyons réalistes, c'était à prévoir. Il finiront par exaspérer les plus conciliants parmi les nôtres! Réglons une fois pour toute ces affronts en prenant en main notre destin, car c'est bien la seule manière de prévenir les longues batailles linguistiques et les injustices que nous subissons depuis trop longtemps.
Lorraine Dubé
