Mots clés : Stephen Harper, Justice, Mexique (pays), Canada (Pays)
London -- Le premier ministre Stephen Harper a indiqué hier que le sort de la Canadienne incarcérée au Mexique depuis deux ans sans avoir subi de procès est troublant mais qu'Ottawa ne peut tout simplement pas exiger sa libération, comme le voudraient certains de ses partisans. Brenda Martin, qui est âgée de 51 ans, est accusée de blanchiment d'argent, ce qu'elle nie vigoureusement.
Elle menace de se suicider si on ne la libère pas bientôt. M. Harper, qui a dépêché deux députés pour rencontrer la femme en prison hier, a déclaré que des représentants des autorités canadiennes ont eu une centaine de contacts avec leurs homologues mexicains ou avec Brenda Martin elle-même, au cours des deux dernières années. «Nous sommes tous troublés par le fait qu'une Canadienne se trouve dans une prison mexicaine depuis deux ans, maintenant, sans procès», a commenté le premier ministre à l'issue d'un événement dans une école primaire de London, en Ontario. Il a dit trouver «inacceptable la lenteur» du processus. Il a ajouté que son gouvernement, à tous les niveaux, y compris le cabinet, a travaillé de façon diligente à ce dossier depuis l'arrestation de Brenda Martin au début de 2006. Mais il a insisté pour dire que le Mexique est un pays souverain et qu'il n'a pas le pouvoir de prendre le téléphone pour exiger que le président du Mexique la libère. Le processus judiciaire est, par définition, indépendant, a-t-il rappelé. Les députés conservateurs Jason Kenney et Rick Norlock se sont rendus hier à Guadalajara pour voir Brenda Martin en prison.