Opinion

Lettres: Le pacte de l'emploi, ou la négation des droits

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Martin Thériault, Châteauguay, le 19 mars 2008

Édition du jeudi 20 mars 2008

Mots clés : pacte de l'emploi, Gouvernement, Québec (province)

Le gouvernement a lancé en grande pompe son pacte de l'emploi. On parle de remettre au travail 50 000 assistés sociaux d'ici trois ans. Ce tableau idyllique a pourtant du plomb dans l'aile.

Un rapport interne du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale signalait en novembre 2006 que moins de 10 % des adultes aptes au travail pourraient se trouver du boulot. Ce rapport parle de 12 700 personnes. Cette information a été publiée le 18 mars 2007, il y a un an, en pleine campagne électorale. Cela pose une question fort simple: quelles sont les mesures concrètes qui permettraient d'assurer une formation, un encadrement et du soutien dignes de ce nom à ces personnes pour qu'elles se sortent une fois pour toutes de la pauvreté?

La seule mesure concrète annoncée est la bonification, à compter du 1er avril, de l'allocation pour les personnes qui participent à des programmes de réinsertion à l'emploi, qui passera de 130 à 200 $ par mois. Ces programmes demandent une participation de 80 heures par mois au prestataire. On passe donc de 1,62 $ à 2,50 $ de l'heure. De plus, le ministère encadre ces programmes en affirmant que les normes du travail ne s'y appliquent pas. Ainsi, pour les personnes assistées sociales, ce pacte se résume à court terme à un taux horaire inférieur de 6 $ au salaire minimum et à l'absence de droits et de toute protection des normes minimales du travail. Espérons que la suite sera plus intéressante.


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